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Bio, bon, bien ? Info ou intox ?


Presque malgré lui, le bio est parfois un argument de vente tapageur pour écouler des produits qui, parfois, n’ont pas grand-chose à voir avec l’esprit du bio. La formule magique de certains opportunistes se résume à une équation : ce qui est bio est nécessairement bon. Les vrais défenseurs et amateurs du bio ne nous en voudront pas de nous intéresser à ce que cache ce raccourci un peu trop magique pour inspirer confiance.


Les produits qui intriguent le plus sont ceux sous emballage et étiquetés AB. S’ils sont bien issus de l’agriculture biologique, il se peut que leur composition ne soit pas entièrement bio : la loi européenne stipule que le logo concerne des produits contenant au moins 95% de bio ; la marge de manœuvre pour que du non-bio se glisse impunément dans la composition reste donc une potentialité. D’où l’intérêt de ne pas hésiter à vous renseigner avant tout achat. Les vrais passionnés du bio, producteurs comme vendeurs, se font un plaisir de prendre le temps d’initier les curieux à la démarche bio-responsable.
 
Certains voient dans le bio une panacée miracle. Les scientifiques estiment que 35 à 40% des cancers seraient dus à une mauvaise alimentation. Or cette dernière serait issue d’une agriculture trop friande en divers polluants qui se retrouvent non seulement dans nos assiettes mais aussi dans nos estomacs. Soit, mais ce constat nous autorise-t-il à sauter les étapes en déclarant tout de go que consommer bio suffirait à se soigner ? Les vertus des produits bio sont certes avérés : plus denses en nutriments (fibres, antioxydants, protéines et acides gras insaturés), ils participent au bon fonctionnement de l’organisme. Il y a bien eu une étude, NutriNet, qui cherche à déterminer les bienfaits du bio sur les effets de la consommation du bio sur l’état nutritionnel et toxicologique. Lancée en 2014, l’enquête se poursuit et les résultats préliminaires ne pointent pour l’instant qu’une tendance des consommateurs du bio à présenter une moindre probabilité d’être en surpoids ou obèse ; en tout cas, les éléments ne sont pas encore suffisamment probants pour trancher en faveur d’un bénéfice indéniable pour la santé. En clair, même si le bio fait du bien à l’organisme, il n’est pas (encore) à ranger dans la rubrique “médicament”.
 
Allons plus loin : parfois, le bio (dévoyé) peut s’aventurer sur des terrains glissants... Imaginez un produit étiqueté AB et qui prétend ne pas contenir de gluten. Poussons le vice en admettant que, par inadvertance, la marge des 5% tolérés pour le non-bio contienne une part même infime de gluten ou a été en contact direct avec du gluten… Rassurez-vous, on n’osera pas aller jusqu’à faire goûter le produit à un intolérant au gluten ! Vous aurez compris que le bio peut être très bon, mais qu’il peut insidieusement être pris en otage par ceux qui sont plus motivés par la rentabilité que soucieux de la démarche bio-responsable.

Rédigé le Mardi 4 Juillet 2017 à 06:00 | Lu 224 fois


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