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CES CONSOLES DE JEUX QUI SONT TOMBEES DANS L’OUBLI



CES CONSOLES DE JEUX QUI SONT TOMBEES DANS L’OUBLI
Le marché du jeu vidéo n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là. Lancer une console dans un marché aussi compétitif et difficile est bien souvent risqué et les constructeurs qui s’y sont cassés les dents sont plus nombreux qu’on ne le croit. Voici une petite compilation de consoles qui n’ont pas rencontré leur public et qui jalonnent l’histoire vidéoludique.

1- Atari Lynx (1989).
En 1989, Atari lance sa console portable : la Lynx. Très avancée technologiquement, en couleur avec de la 3D, elle était largement supérieure à la Game Boy. Cette dernière s’imposera tout de même sur le marché, plus compact, moins gourmande en piles, une ludothèque beaucoup plus fournie avec des jeux phares plus porteurs. La Lynx souffre surtout d’une taille très imposante. Atari tente en 1991 de relancer les ventes en relookant la console et augmentant l’autonomie de la console en introduisant un mode veille. Mais c’est de nouveau la douche froide due à de grosses erreurs de marketing, la faible quantité de jeux à la qualité discutable.

2-Amstrad GX-4000 (1990).
Au tout début des années 90, alors que Sega, Nintendo et SNK ont tous sorti des consoles de jeu 16 bits, Amstrad tente aussi de sortir sa propre console mais en 8 bits ! La bonne blague, nous voilà repartis 5 ans en arrière. La GX-4000 n’est ni plus ni moins qu’un Amstrad CPC déguisé en console de jeu et possède seulement 25 jeux à son catalogue. Le public ne s’y trompe pas moins de 200.000 unités ont été écoulées et même encore aujourd’hui, la console est la risée des amateurs de retrogaming.

3-Phillips CD-i (1991).
Autrefois, il y a fort longtemps, Philips avait tenté de percer en tant que constructeur de consoles de salon. Le résultat fut la Philips CD-i, une console qui ne rencontra qu’un très faible succès : le contrôleur en forme de télécommande était très mal conçu, et le catalogue de la console regorgeait de mauvais titres, comme le très mauvais Link : The Faces of Evil.

4-Atari Jaguar (1993).
Dans les années 1990, Atari était l’un des acteurs majeurs du marché. Hélas, l’Atari Jaguar fut un échec retentissant pour la marque, la faute à une conception qui plomba le développement des jeux sur la console, et donc un catalogue bien trop pauvre, et surtout, la manette absolument pas ergonomique est également fautive. Stoppée en 1996, ce sera la dernière console américaine jusqu’à la Xbox de Microsoft.

5-Nintendo Virtua Boy (1995).
Si l’on parle aujourd’hui de la réalité virtuelle à tout-va, la première tentative d’apporter cette technologie dans le salon de Monsieur et Madame Tout-le-monde revient à Nintendo. Le Virtual Boy était censé être un système permettant d’immerger le joueur dans un nouvel univers vidéoludique. Hélas, la qualité et la quantité des titres ne suivent pas, très peu de jeux sortent sur le Virtual Boy, ils sont plutôt moches, la console n’affiche que deux couleurs et il faut nécessairement poser le dispositif sur une table. La console s’est finalement vendue à un peu moins de 800.000 exemplaires, ce qui en fait le plus gros échec de Nintendo en matière de jeux vidéo. La marque ne s’est d’ailleurs jamais risquée à commercialiser l’appareil en Europe et a décidé d’arrêter les frais moins d’un an après sa sortie.

6- Apple Bandai Pippin (1995).
Apple s’est également lancé sur le marché des consoles de salon grâce à un partenariat avec la firme japonaise Bandai. La console était présentée comme un Macintosh Classic II pas cher, sauf que d’une part, le public n’y a vu qu’une console, et que d’autre part, elle était chère. A une époque où la PlayStation et la Saturn saturaient le marché, dotée d’un catalogue de seulement 80 titres au Japon et 18 en Amérique, la console est vite retombée dans les limbes de l’oubli.
 
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Rédigé le Mercredi 29 Janvier 2020 à 22:33 | Lu 100 fois