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COVID-19 : COMPRENDRE LES DIFFÉRENTS TYPES DE TESTS



Rédigé le Mardi 22 Septembre 2020 à 10:00 | Lu 76 fois

​Il existe deux types de tests pour dépister le Covid-19. L’un va permettre de vérifier la présence du virus dans l’organisme en prélevant un échantillon dans la gorge d’une personne. Il s’agit du test PCR, appelé écouvillonnage naso-pharyngé. L’autre va vérifier la présence du virus de manière indirecte, en cherchant les anticorps produits par notre organisme pour lutter contre le virus. Il s’agit du test immunologique. Il nécessite une analyse de sang. Les « tests rapides » entrent dans cette catégorie. Masanté.re nous explique tout.

​LES TESTS PCR MONTRENT LA PRÉSENCE DU VIRUS DANS L’ORGANISME
Ils sont pratiqués à l’aide d’un « écouvillon » introduit au fond de la gorge du patient. Dans les voies respiratoires la présence du virus peut être détectée, en moyenne, 1 à 2 jours avant l’apparition des symptômes et jusqu’à deux semaines après. Il faut savoir que la durée d’incubation de la maladie est de de 3 à 14 jours. Cette incubation peut durer jusqu’à 3 semaines. Il est donc difficile de savoir dans quelle phase on se trouve chez une personne asymptômatique. Ils ne peuvent être réalisés qu’en laboratoire. Ils ne sont pas totalement fiables. Il semble qu’ils présentent encore entre 20 et 40% de faux négatifs. Ils indiquent que la personne testée n’est pas contaminée alors qu’elle l’est. Cela dépend de la qualité du prélèvement et de la phase de la maladie au moment de la réalisation du test. 
Combien de temps pour avoir les résultats ? En théorie, autour de 4 heures. En pratique, cela peut prendre plusieurs heures, voir 2 à 3 jours à cause du grand nombre de demandes actuellement.
Pour qui sont ces tests ? En France, ils sont actuellement réservés à certains cas et uniquement sur prescription médicale.

​PERMETTENT DE DÉTECTER LES ANTICORPS DU COVID-19
Ces tests identifient la présence dans le sang d’anticorps dirigés contre le Coronavirus. Cela signifie que la personne a été exposée au virus, mais ne signifie pas qu’elle n’est plus contagieuse ! Ce n’est qu’environ 10 jours après le début des symptômes que ces tests donnent une réelle indication sur l’exposition d’une personne au virus. Il faut quelque jours au système immunitaire pour réagir au virus et secréter des anticorps : ce sont eux qui combattent le virus. Avant ce délai, les tests immunologiques ont de grande chance de s’avérer inefficaces. C’est entre le 11e et le 24e jour après le début des symptômes qu’ils sont le plus efficaces.

Deux types de tests immunologiques existent : Les tests réalisés en laboratoire par prise de sang (technique dite ELISA) Les tests plus récents, dits rapides, dont on obtient les résultats en 10 à 20 min après prélèvement d’une goutte de sang sur le doigt (comme pour la glycémie). Il existe les TDR (tests de diagnostique rapide), examens de biologie médicale, réalisés en laboratoire ; et les TROD (Test rapide d’orientation dignostique), réalisables dans davantage de lieux et par tout professionnel de santé (médecins, sages-femmes, infirmier(e)s, pharmaciens…
Dans quels cas sont-ils utilisés ? La Haute Autorité de santé a émis un avis sur la place des tests sérologiques pour la détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 dans la stratégie de dépistage du COVID-19.

​Elle recommande :

1/L’utilisation des TDR (test diagnostique rapide) en laboratoire d’analyse de biologie médicale, sur prescription médicale : - pour le diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques en cas de test virologique négatif et en présence de symptômes évocateurs de COVID-19 - pour le diagnostic des personnels soignants ou d’établissements d’hébergement collectif qui ont été en contact avec le virus - pour les enquêtes épidémiologiques, c’est à dire qu’à un moment donné, une certaines partie de la population devrait etre tésté afin de voir quel pourcentage de la population est immunisé contre le Covid-19

2/L’utilisation des TROD (test rapide d’orientation diagnostique) par les médecins, les sages-femmes, les infirmiers et les pharmaciens d’officine : - pour les personnels soignants et d’hébergement collectif - pour les patients symptomatiques sans signes de gravité s’ils présentent des difficultés d’accès à un laboratoire de biologie médicale Un résultat positif obtenu par TROD doit être confirmé en laboratoire par un test sérologique ELISA ou un TDR. Concernant les autotests utilisables par les patients eux-mêmes, la HAS estime prématuré de recommander leur utilisation pour les raisons suivantes : - manque de données sur les performances, notamment la fiabilité (il existe en effet près de 250 laboratoires ayant développé ces tests, tous ne sont pas fiable, ni homologués); - difficultés de lecture et d’interprétation du résultat par le patient, avec un risque de poser un diagnostic erroné.



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