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Coronavirus : de nouvelles suspicions d'une forme grave chez les enfants


EXCLUSIF. Les pédiatres français s'inquiètent de l'apparition d'une forme d'hyperinflammation chez les petits. Une alerte va être lancée sur le territoire.


« Ces trois dernières semaines, il y a eu une augmentation apparente du nombre d'enfants de tous âges présentant un état inflammatoire multisystémique nécessitant des soins intensifs à Londres et dans d'autres régions du Royaume-Uni. » L'alerte résonne comme un coup de tonnerre à l'heure où on prévoit la réouverture des écoles françaises dans deux semaines si les indicateurs sont au rendez-vous. Elle émane de l'organisation britannique régissant la santé publique, le National Health Service (NHS). Urgente, elle a été transmise à tous les médecins généralistes et reprise par la Société britannique de soins intensifs pédiatriques (PICS).

Un peu plus d'une douzaine d'enfants ont été admis en soins intensifs pédiatriques après avoir développé un syndrome de choc toxique (habituellement observé avec des infections courantes comme le staphylocoque ou l'angine à streptocoques) et une forme atypique de maladie des vaisseaux sanguins plutôt rare connue sous le nom de maladie de Kawasaki. « C'est une nouvelle maladie qui, selon nous, peut être causée par le coronavirus », a déclaré, mardi, le ministre de la Santé britannique, Matt Hancock, à la radio LBC.


L'alerte concerne aussi la France

 

« Nous avons exactement la même alerte en France, explique, sans ambages, la professeure Isabelle Koné-Paut, responsable du réseau national de surveillance de la maladie de Kawasaki et cheffe de service à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Nous observons une fréquence de signalement plus élevée depuis le mois de mars. Je reçois un excès d'appels par des réanimateurs et des pédiatres pour des cas atypiques de maladie de Kawasaki. » Attention, cependant, à ne pas céder à la panique, ces formes graves ne concernent qu'un nombre restreint d'enfants : une quinzaine de cas auraient ainsi été signalés depuis le début de l'épidémie en France. Le premier d'entre eux provenait du CHU d'Amiens en Picardie, région où a justement émergé le premier foyer épidémique autour de la ville de Crépy-en-Valois, dans l'Oise.

Source le point.fr 
28/04/2020 à 18:21


Rédigé le Mardi 28 Avril 2020 à 21:05 | Lu 1994 fois


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