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DIGITALISATION & TOURISME A L’ILE DE LA REUNION


LE TOURISME A L’ÈRE DU NUMÉRIQUE
Le terme de digitalisation est utilisé pour définir le passage de l’activité d’une entreprise vers le numérique, afin de lui donner une nouvelle dynamique, et le secteur touristique n’est pas en reste à l’heure de la digitalisation, c’est ce qu’on appelle l’E-tourisme. L’objectif étant d’obtenir informations, services, produits, en toute simplicité, rapidement, en tout temps et à toute heures, via des applications, sites, plateformes en ligne etc. L’hyperpersonnalisation du voyage, c’est le séjour sur mesure, des souvenirs et une aventure qu’on ne trouve pas ailleurs. En un clic, donnez vie à vos envies grâce au E-tourisme.


MAEL THOMASSIN Responsable du service Communication à l’IRT

© Lionel Ghighi - Top Resa 2018
© Lionel Ghighi - Top Resa 2018
À votre niveau comment appréhendez-vous l’ère du numérique ?
Le numérique fait aujourd’hui partie intégrante de la stratégie de l’Ile de La Réunion Tourisme (IRT) dans la mesure où il est devenu indissociable du quotidien de nos clientèles. Nous l’appréhendons comme une véritable opportunité pour mener des opérations plus performantes, plus pertinentes, plus incisives, et ainsi augmenter, d’une part, le nombre de touristes sur l’île mais surtout, d’autre part, les recettes économiques liées au tourisme. Les outils numériques nous permettent de mieux connaître et de mieux toucher nos cibles, de rentabiliser au maximum les actions qui sont mises en place pour atteindre deux objectifs majeurs : dessaisonnaliser la destination, en lissant les arrivées tout au long de l’année, et diversifier nos clientèles, pour être moins dépendant d’un seul marché émetteur. Tout l’enjeu est d’opérer une transition qui soit suffisamment rapide pour suivre l’évolution des comportements et suffisamment maîtrisée pour accompagner efficacement l’ensemble de nos partenaires.

Comment voyez-vous l’évolution du tourisme depuis ces dernières années ?
L’évolution du tourisme est en fait concomitante à celle des modes de consommation : on observe depuis plusieurs années une remise en question du schéma traditionnel, le schéma dans lequel les intermédiaires sont incontournables. Le numérique a permis à tout un chacun de devenir, à sa manière, un « professionnel » du tourisme, de se renseigner, de comparer, de réserver, c’est une véritable révolution à laquelle l’ensemble des acteurs doivent faire face, nous y compris.

Quels sont les secteurs les plus touchés par le e-tourisme ?
Parler de e-tourisme c’est considérer qu’il y a, en marge, une part du tourisme qui n’est pas liée au numérique … sauf que les deux sont aujourd’hui indissociables car les nouvelles technologies font partie intégrante du parcours client. Dans ce même parcours client, et ce n’est pas valable que pour le tourisme, ce sont les intermédiaires, comme les tours opérateurs et les agences de voyage et/ou réceptives, qui subissent la plus lourde mutation en devant faire face aux géants comme Booking, Tripadvisor, Airbnb, etc. L’offre, la façon de la commercialiser et de la promouvoir, doivent être repensées pour intégrer le numérique comme une composante essentielle. Évidemment, si on regarde l’industrie touristique dans son ensemble, ce sont tous les secteurs qui doivent se réinventer pour faire face à des comportements nouveaux, des outils nouveaux, et surtout qui évoluent de plus en plus vite.

Quel est le rôle des réseaux sociaux dans cette stratégie de mobilité ?
À notre niveau, les réseaux sociaux ont un rôle déterminant et ce à plusieurs fins : la séduction, tout d’abord, car c’est l’enjeu majeur pour toute destination, l’information, ensuite, car l’immédiateté est devenue un standard de notre quotidien, l’inspiration, enfin, car nous apprenons beaucoup des tendances et nouveautés en observant les comportements de nos clientèles ou des différentes destinations. Stratégiquement, nous suivons l’évolution de chaque réseau social, et ce sur chaque marché, pour être en phase avec la façon qu’ont les gens de l’utiliser.

Quelle sera la tendance phare pour le tourisme en 2019 ?
On ne peut pas parler de tendance propre à l’année 2019 mais plutôt d’une tendance grandissante depuis déjà quelques temps et selon laquelle le touriste, ayant de plus en plus de moyens numériques d’aide à la prise de décision, est placé au coeur de toute les réflexions. Ses préoccupations doivent être les nôtres et, si on reprend l’exemple des réseaux sociaux, nous devons nous adapter à lui, lui adresser le contenu qui va l’intéresser, le surprendre, l’influencer. C’est dans cette optique que nous avons dédié, pour la première fois, un budget spécifique à l’accueil d’influenceurs (Facebook, Youtube, Instagram) qui sera utilisé dans l’unique but de produire du contenu thématisé et surtout réutilisable selon l’actualité, la saison, etc.

L’avenir du tourisme selon vous ?
Selon moi, l’avenir du tourisme est tourné vers l’éco-responsabilité, l’évasion à travers l’épanouissement personnel et l’échange avec l’autre. L’environnement tend à devenir une véritable préoccupation et à tenir une part essentielle dans les choix faits par les touristes. Agir « dans le bon sens », s’informer, participer au maintien d’un cadre sain et respectueux de la biodiversité, être acteur de sa propre expérience, ces notions vont devoir être considérées à tous les niveaux pour rendre une destination attractive.

Quel est votre plus gros challenge ?
Notre plus gros challenge est, sans aucun doute, de parvenir à nous fédérer, avec l’ensemble des acteurs liés au tourisme, autour d’une démarche commune et cohérente vis-à-vis du grand public. C’est dans cet objectif qu’a été signée une convention cadre, initiée par la Région Réunion et regroupant l’Île de La Réunion Tourisme (IRT), la Fédération Réunionnaise de Tourisme (FRT), les différents Offices de Tourisme, les EPCI et les Iles Vanille. Le SDATR, Schéma de Développement et d’Aménagement Touristique de La Réunion, est aussi là pour nous faire avancer dans le même sens, chacun à notre niveau, avec nos budgets et nos missions. Il y a là de gros enjeux car nous avons à La Réunion un vivier incroyable de structures, de prestataires désireux de faire connaître le bijou sur lequel nous vivons au monde entier.

Quels sont les défis majeurs que vont devoir relever les prestataires de tourisme en 2019 ?
En plus des défis évoqués et liés au numérique, les récents évènements nous prouvent, s’il le fallait vraiment, que rien ne soit acquis. Suite à la réécriture de la feuille de route de l’IRT par la nouvelle présidence et à la refonte de la stratégie marketing / communication autour de L’Île Intense, la croissance enregistrée depuis 2016 va devoir trouver un nouveau souffle après une fin d’année 2018 difficile pour l’ensemble de la filière. Si des budgets et actions ont été mis en oeuvre par la Région Réunion, avec l’aide aux entreprises, nous-mêmes IRT, avec la FRT, grâce à la cellule de relance, il est évident qu’aujourd’hui toutes les forces vives que nous représentons doivent oeuvrer pour renouer avec les chiffres positifs que nous avons connu ces deux dernières années. Les effets des mouvements sociaux et du blocage de l’activité sont loin de s’être dissipés et nous nous attendons à en subir les conséquences pendant encore de longs mois. C’est probablement le défi majeur que l’ensemble des acteurs vont devoir relever, et le service Communication de l’IRT, que je représente, est mobilisé à 100% pour accompagner tous nos partenaires.

Rédigé le Lundi 28 Janvier 2019 à 18:17 | Lu 698 fois


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