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Déconfinement : quel est ce « syndrome de la cabane » dont certaines personnes souffrent


Si depuis le 11 mai, vous avez particulièrement le blues et que vous refusez, malgré le déconfinement, de sortir de chez vous, vous êtes certainement en proie au syndrome de la cabane. On vous dit tout sur ce phénomène étrange.


Rédigé le Vendredi 12 Juin 2020 à 14:33 | Lu 113 fois

Le 11 mai dernier, certaines per- sonnes sont sorties de leur domicile étreints par une forme d’allégresse ; d’autres au contraire n’ont pas ressenti particulièrement d’exaltation et ont continué à regarder par la fenêtre, sans volonté de rejoindre pour le moment le monde extérieur. Un état émotionnel qui porte le nom de « Syndrome de la cabane » aussi appelé « Syndrome de l’escargot », particulièrement prégnant actuelle- ment.
UN SYNDROME QUI TOUCHE SURTOUT LES JEUNES
En effet, selon un sondage YouGov pour le magazine Society, 29 % des Français préfèrent rester confinés encore un moment. Fait surprenant, ce sont surtout les plus jeunes qui font ce choix: 38 % des 18-24 ans souhaitent rester chez eux, contre 18 % des 45-54ans. Un désir de poursuivre le confinement qui pour les deux tiers des sondés (67%) s’explique par la peur du virus ; quand un quart des interrogés le prolonge par simple plaisir.
Un syndrome qui fut observé pour la première fois en 1900 quand les chercheurs d’or aux Etats-Unis -après avoir passé de longs mois dans leur cabane- étaient paniqués à l’idée de retrouver la civilisation. Un phénomène également vécu par les gardiens de phare.
QUELS SONT LES SYMPTÔMES DU SYNDROME DE LA CABANE ? Outre cette crainte de retrouver le monde extérieur ce syndrome se manifeste par une fatigue constante, un engourdissement des jambes et des bras, une difficulté à se lever le matin, un besoin de faire de longues siestes durant la journée.
Du côté des émotions et des sentiments, la personne en proie au syndrome de la cabane se voit traversée par de la tristesse, de la peur, de l’angoisse et de la frustration ; autant d’états qui amènent ainsi à vouloir rejeter le monde et donc rester dans sa « cabane ».
« C‘EST COMME UN PROCESSUS DE DEUIL. »
Un phénomène de repli qui n’est pas si grave que cela, les psychologues s’accordant que le fait qu’il est normal de vouloir prendre du temps pour se réadapter à cette nouvelle réalité.
« C‘est comme un processus de deuil : non, nous ne revivrons pas tout de suite dans le quotidien tel que nous l’avons laissé avant et, tous, nous pouvons ressentir des difficultés à nous projeter dans cette nouvelle réalité post-confinement. », a ainsi expliqué la psychologue Hélène Romana. Toutefois si les symptômes persistent, évidemment, faire appel à leur service est vivement conseillé.



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