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Dopage : Tony Yoka suspendu un an avec sursis



Rédigé le Mercredi 7 Mars 2018 à 08:50 | Lu 73 fois

Dopage : Tony Yoka suspendu un an avec sursis
C’est le premier accroc dans la courte carrière professionnelle de Tony Yoka : le champion olympique de boxe des super-lourds, en 2016 à Rio, a été suspendu un an avec sursis par la Fédération française de boxe pour des infractions à la réglementation antidopage, rapporte l'Equipe ce mardi. Le champion olympique des lourds, lancé depuis l’année dernière dans une carrière professionnelle, a manqué quatre contrôles inopinés entre juillet 2016 et juillet 2017, dont l’un a toutefois été « supprimé », a précisé son avocat, Me Arnaud Péricard.

Début 2017 puis en juillet de la même année, les contrôleurs se sont rendus au domicile français du boxeur alors que celui se trouvait aux Etats-Unis, où il s'entraîne désormais la plus grande partie du temps. C'est le premier de ces deux contrôles qui a été "supprimé" selon le conseil du boxeur.

"Chaque fois, c'est une absence de renseignement et de précision, assure Me Péricard, interrogé par l'AFP. M. Yoka assume complètement. (...) Il n'a pas souhaité faire appel de cette sanction. Il dit: ça m'apprendra, je n'avais qu'à être plus diligent." 

Le premier no show (non-présentation) est intervenu en juillet 2016 alors que le boxeur, alors amateur, se trouvait dans l'avion de retour d'un stage avec l'équipe de France dans le Colorado (Etats-Unis), a précisé son conseil. 

Le deuxième s'est produit juste après son titre olympique, en septembre 2016, "dans une période de relâchement de quelques mois où M. Yoka est beaucoup moins rigoureux sur ses obligations, ne sait pas encore quel sens il veut donner à sa carrière et ne sait pas non plus qu'il est encore assujetti à l'obligation de géolocalisation."

Cette suspension, assortie d'un sursis, n'empêchera pas la tenue de son prochain combat, le quatrième chez les 'pros', prévu le 7 avril au Palais des Sports de Paris face à l'ancien champion de France des poids lourds, Cyril Léonet, a indiqué son diffuseur, Canal+.

Pour trois manquements à des contrôles inopinés pendant une période de douze mois consécutifs, le code mondial antidopage prévoit une peine de vingt-quatre mois de suspension ferme qui peut être réduite de moitié en fonction du degré de la faute, bien supérieure donc à celle dont a écopé Yoka. L'AFLD, dont le secrétaire général Mathieu Teoran, contacté par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire, pourrait donc prendre une sanction plus sévère. Une décision du Conseil constitutionnel du 2 février impose, en effet, à l'AFLD de se saisir de ce dossier.



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