Télé Mag +
Facebook
Twitter
YouTube
Menu

Fabienne Redt : Beignet de songe bientôt en salle


Fabienne Redt a piloté le Festival du Film de La Réunion pendant 10 ans, les réunionnais regrettent de ne plus pourvoir visionner un long métrage installés sur des chaises longues sur la plage à la tombée de la nuit ! Mais, la cinéaste travaille à la réalisation d’un film qui sera tourné sur l’île.


Après avoir piloté le Festival du Film à La Réunion, pourquoi et comment vous est venue l’idée de réaliser un film ?
Le cinéma est avant tout une passion depuis toujours, et étant une femme d’image, j’ai toujours été touchée par une lumière, un regard, une couleur, un geste ... C’est cette passion qui m’a animée pour monter le festival du cinéma de La Réunion, pendant dix belles années et à cette occasion, j’ai commencé à réaliser des bandes annonces ainsi que deux courts métrages, le premier tourné à New York et le dernier à L’Entre-Deux. Après le festival, je me suis installée pendant un an et demi à Montréal et j’ai étudié dans une école de cinéma, l’Inis qui est l’équivalent de la Femis au Canada dans le but de réaliser mon premier long métrage, suite logique de mon parcours dans le cinéma.

Quel est le synopsis du film et son titre ?
La vie de Swane, 30 ans, est rythmée par un mari qui l’ignore, une mère trop intrusive, un métier qui l’ennuie et des tentatives de FIV qui débouchent sur des échecs successifs. Fatiguée de ce quotidien, elle décide de s’envoler pour l’île de la Réunion dans le but d’écrire un livre sur les différentes religions qui y cohabitent. Là-bas, Swane fait de multiples rencontres et elle découvre le surf. Ces découvertes vont l’aider à aller mieux et à se libérer d’un secret qui la ronge. Le titre Beignet de songe illustre bien le sens double dans les deux cultures car à La Réunion c’est un beignet qu’on déguste mais qui fait immédiatement penser au rêves, aux songes. Ce film pourrait avoir un air de « Eat Pray Love » de Ryan Murphy avec Julia Roberts, avec la dimension surf en plus.

Parlez-nous du casting, des acteurs réunionnais font-ils partie de l’aventure ?
François Berleand et Julie Ferrier ont accroché depuis le début à ce projet et s’investissent avec joie. Elisa Lasowski, d’une certaine manière ma première muse, avec qui j’ai tourné 2 fois. Elle mène une grande carrière à Londres et est connue en France pour son rôle principal de la reine dans la série Versailles de Canal +. La superbe et pétillante Sveva Alviti, égérie de la mode italienne qui a joué le rôle principal dans le film Dalida. Arnaud Binard, acteur de séries françaises et excellent surfeur. A La Réunion, Aurélie Carpy, danseuse et chorégraphe de danse classique indienne ainsi qu’un jeune garçon de 10 ans, Mahé Paillet dont ce sera la première expérience à l’écran et bien sûr beaucoup de gens issus de toutes les communautés qui nous font le plaisir de participer à un film sur leur île. En Polynésie, des stars du surf nous font l’amitié de participer.

La Réunion est une île splendide, quels lieux avez-vous choisi pour tourner votre long métrage ?
Nous tournons à La Réunion tout le mois d’août, puis une semaine Paris et une semaine en Polynésie.

Quelles difficultés avez-vous rencontré ?
La naissance d’un film est longue et demande beaucoup de ténacité et de patience. Il y a d’abord l’écriture qui m’a pris un an, c’est un travail qui nécessite un vrai voyage intérieur se fait dans le silence et la solitude ensuite l’étape du financement, du casting, de la création de l’équipe ... et j’en suis au stade des repérages, du choix des décors, des costumes, des coiffures, du maquillage, des accessoires... chaque détail compte... et de penser à tout accapare tout notre être à ce moment là.

Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?
La préparation d’un film est forcément intense, je dirai que ce qui me marque le plus en ce moment c’est la qualité des collaborations artistiques, la richesse des rencontres qu’un tel projet occasionne et la générosité des gens.

Quel regard portez-vous sur l’industrie du cinéma à La Réunion ?
C’est une industrie dynamique, il y a en ce moment un premier film de deux jeunes réalisateurs avec Catherine Deneuve, deux séries en préparation et je suis heureuse d’y faire ma préparation. Ici, chez moi, pouvoir mettre en lumière cette diversité des cultures, des religions, des lieux ... En vivant à l’étranger, mon identité s’est affirmée et j’ai vraiment eu envie de l’exprimer à travers ce film.

Rédigé le Mardi 25 Juin 2019 à 00:15 | Lu 340 fois


Nouveau commentaire :


Recevoir notre newsletter