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Filière agricole Emploi et innovations : Les nouveaux axes


L’agriculture, réel pilier de l’économie, est en constante évolution, car elle s’adapte constamment aux lois qui la régissent autant qu’aux besoins des consommateurs. Ces grandes tendances influent directement sur les domaines de l’emploi et de l’innovation qui participent à son évolution. Nous faisons le point.


La dominante technologique
De grands axes se dessinent en ce qui concerne l’évolution de l’emploi dans le domaine agricole et la technologie en est un. Contrairement à ce que l’on peut croire, les agriculteurs ont toujours été à la pointe de la technologie afin de s’occuper au mieux de leurs exploitations. Cette modernisation s’accroit d’autant plus avec les découvertes faites ces dernières années et leur accessibilité, ce qui fait que le métier d’agriculteur est considérablement à dominante technologique. Engins ultramodernes, GPS, ou encore ordinateurs, font partie du quotidien dans ce milieu, à cela s’ajoute de plus en plus de logiciels dernier cri, facilitant et aidant à une meilleure gestion de la production. Ces programmes permettent d’enregistrer des données et de mettre en place un suivi très précis par exemple sur la gestion des élevage, le dosage des produits ou la production de semences ; ils font partie de l’avenir du métier d’agriculteur c’est pourquoi de plus en plus de start up en développent.
Les drones, de part leur petite taille, leur maniabilité et les possibilités qu’ils offrent sont de plus en plus utilisés et de plus en plus d’agriculteur se forment dans ce domaine ou font appel à des pilotes confirmés. Il est ainsi plus facile d’avoir des images de l’exploitation dans leur ensemble et savoir par exemple ce qu’il faut ajuster. Les derniers modèles développés permettent même de compter le nombre de plants ou mesurer le taux de chlorophylle en survolant les champs ce qui permet entre autre de prédire les maladies avant qu’elles ne surviennent et offrir des gains de rendement tout en limitant l’usage de produits et la consommation d’énergie.
Liées directement à ses nouvelles techniques, il y a tout ce qui touche aux activités hors sol qui ont connu un réel essor dernièrement. Ce mode de culture biotechnologique, s’est véritablement développé au Japon, pays à la pointe dans ce domaine. L’avenir de cette technique dans l’agriculture tend vers la création de nouveaux métiers dans la mécanique voire même la robotique.

Les enjeux environnementaux
La filière s’adapte aussi constamment à l’évolution des grandes tendances de consommation et à leurs enjeux ; d’où la croissance actuelle de l’axe écologique qui tend vers une production respectueuse de l’environnement. Le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt porte d’ailleurs actuellement le « projet agro-écologique pour la France » qui vise à développer des solutions les plans environnementaux, économiques et sociaux en répondant aux nombreux défis de la filière agricole. L’enseignement de la filière s’axe dorénavant vers le plan d’action à « enseigner à produire autrement » afin que dès la formation des professionnels, le secteur évolue vers de nouveaux systèmes d’agriculture plus durable. Ces nouvelles réglementations conduisent à de nouveaux emplois : la gestion de la traçabilité des produits, la qualité des produits ou encore les postes liés aux enjeux environnementaux.
Au niveau des consommateurs, un désir d’authenticité en terme de qualité produit se détache. Concrètement, il y a une prise de conscience qui vise à consommer mieux, à moindre couts, tout en sachant d’où vient le produit, ce qui favorise les circuits courts à grande échelle. Ces circuits courts de commercialisation pourraient à long terme modifier le paysage agricole avec plus de production biologique, une meilleure traçabilité, moins de transports soit moins de pollution.

Agriculture urbaine : vers des métiers transdisciplinaires
Ce tout nouvel axe de la filière milieu est nait de la forte urbanisation de ces dernières décennies combinée au désir de consommation responsable et désir d’authenticité et traçabilité des habitants de ces zones. Son essor fait émerger de nouveaux besoins en matière d’emploi bien que tout soit encore à faire pour ce nouveau type d’agriculture, car elle émerge à peine. De nombreux précurseurs de ce domaine se penchent encore sur la classification, la création et mise en place de formations transdisciplinaires adaptées afin de préparer les futurs professionnels. En effet, cette agriculture urbaine englobe autant l’aspect solidaire d’une mise en place de la cohésion sociale au sein des villes que le côté agricole traditionnel. Concrètement, l’agriculteur urbain devrait avoir les compétences d’un horticulteur et d’un maraîcher tout en étant acteur direct de la réinsertion sociale, de l’environnement et de la santé. Ces champs d’action dépendent de ministères différents, d’où les difficultés de mise en place de formations structurées et complètes.
 
Emilie Grondin

Rédigé le Mardi 7 Mai 2019 à 08:00 | Lu 342 fois


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