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IBRAHIM PATEL : “Nous sommes dans une phase d’évolution”


RECONDUIT À LA TÊTE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE LA RÉUNION EN NOVEMBRE DERNIER, IBRAHIM PATEL PROFITE DE CE DÉBUT D’ANNÉE POUR DRESSER LE BILAN DE SA PREMIÈRE MANDATURE EN TANT QUE PRÉSIDENT DE LA CCI RÉUNION ET NOUS CONFIER SES AMBITIONS POUR 2017 ET SA NOUVELLE MANDATURE.


IBRAHIM PATEL : “Nous sommes dans  une phase d’évolution”
Que retenez-vous des actions menées sous votre première mandature ?

Je dirai d’abord que nous sommes parvenus à redonner aux chefs d’entreprise le goût d’arpenter les couloirs de la CCI Réunion qu’ils avaient un peu délaissés avant notre arrivée. Nous avons travaillé à mettre en place des actions qui les intéressent et qui leur facilitent la tâche, notamment en ce qui concerne les démarches administratives. C’est le sens de notre programme en faveur de la proximité. Aux deux Maisons de l’entreprise déjà existantes dans le Nord et le Sud, nous avons rajouté deux autres structures (une dans l’Est à Saint-André et l’autre dans l’Ouest à Saint-Paul) afin que les quatre micro-régions de l’île soient couvertes par ce dispositif. Et nous avons fait en sorte que ces nouvelles maisons proposent les mêmes prestations que celles du Nord et du Sud, y compris le Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Les chefs d’entreprise de l’Est comme de l’Ouest n’ont ainsi plus à se déplacer bien loin et à se soumettre aux aléas de la circulation juste pour s’acquitter de leurs diverses démarches ; c’est un gain de temps appréciable.

En 2010, les Maisons de l’entreprise du Nord et du Sud enregistraient moins de 10 000 accueils physiques. En 2016, les quatre Maisons en ont effectué 25 574 ; on compte aussi 26 854 accueils téléphoniques, ce qui fait un total d’accueils de 52 628.

Nous avons également créé une Structure d’Accueil Juridique et Comptable des Entreprises (SAJECE) pour informer les entreprises sur leurs droits et les accompagner dans leurs difficultés. Un millier de personnes a pu en bénéficier. Un autre gros dossier de cette première mandature a été celui de la défiscalisation.

Nous sommes aussi heureux d’avoir lancé les toutes premières Assises du Commerce Outre-mer qui ont réuni, à La Réunion, l’ensemble des CCI d’Outre-Mer (11 territoires ultramarins), dans le but de mutualiser nos problématiques et nos énergies.

Vous avez aussi misé sur la formation…

Nous avons réussi le challenge de former 2 000 apprentis et 10 000 adultes, en tout 12 000 personnes. Un résultat qui nous place juste derrière l’Éducation nationale, en tant qu’organe de formation ; parmi les organismes privés, nous sommes devenus le premier centre de formation à La Réunion. D’ailleurs, nous sommes dans une phase d’évolution qui est marquée par l’implantation de nouvelles structures en partenariat avec l’Europe et la Région Réunion : en septembre 2016, nous avons ouvert l’Ecole Supérieure Numérique à Saint-André en collaboration avec 3IL Group. Sont prévues l’École supérieure de management en 2017 et en 2018, avec Premtech-Paul Bocuse, une École de la restauration et de l’hôtellerie qui devrait voir le jour à Saint-Pierre.

Quels seront les temps forts de votre nouvelle mandature ?

Pour 2016-2021, nous continuerons les actions menées dès 2010 et poursuivrons la mise à l’équilibre de certains de nos pôles et équipements comme nous venons de le faire pour le Port de Saint-Gilles. Pour le port de Saint-Gilles, du travail reste encore à faire, en particulier en matière de redynamisation, mais un programme d’animation permettra dès 2017 de lui donner un second souffle.

Une autre de nos ambitions sera de concrétiser le projet que nous menons avec une société publique locale pour valoriser un terrain que la Chambre possède à Saint-Pierre et où devraient s’installer un ensemble de commerces, de bureaux ou encore de logements, un projet qui fera certainement l’objet d’un partenariat public-privé. À terme, l’objectif est que ce terrain devienne une source de revenus pour la CCI Réunion. Savez-vous que, de 2014 à 2016, l’État a réduit les recettes fiscales de la  Chambre de 3,4 millions d’euros ? Malgré cela, nous avons tenu bon et n’avons pas eu à déplorer de plan social pour la première mandature. En 2017, l’État a prévu une pause, je dis bien une pause, pas un arrêt, dans ces réductions, rien n’est garanti pour les années suivantes. Nous prenons donc les devants et entrons dans une phase de recherche de revenus à travers la valorisation du foncier. La Chambre dispose de foncier qui n’a pas été valorisé depuis une trentaine d’années, dont celui de Saint-Pierre, hautement stratégique.

Et pour ce qui est du quotidien des chefs d’entreprise ?

Nous nous recentrons sur les attentes de nos 40 000 entreprises, à travers la formation, l’apprentissage, l’accompagnement. Nous devons aller encore plus loin car le monde et l’entreprise évoluent et nous sommes obligés de nous adapter. Le rôle de l’institution, et la confiance que nous ont témoignée les chefs d’entreprise prouve bien sa légitimité, est de faire évoluer l’entreprise réunionnaise vers le futur, l’ère du numérique. D’ailleurs, nous avons déjà entamé la digitalisation de nos produits et prestations.

Un message aux lecteurs pour 2017 ?

Je présente à l’ensemble des chefs d’entreprises de l’île ainsi qu’aux Réunionnais et Réunionnaises mes meilleurs vœux et leur souhaite beaucoup de bonheur et de réussite tout au long de cette nouvelle année !

Jérôme Hoareau - © Julien Bourbon

Rédigé le Mercredi 11 Janvier 2017 à 13:30 | Lu 14 fois


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