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Ibrahim Patel : “Je me suis forgé moi-même”


Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion, et vice-président de la Région Réunion, Ibrahim Patel est un homme averti. Et en ce début d’année, c’est en toute simplicité qu’il se livre sur les évènements marquants de sa vie et sur ses projets.


Ibrahim Patel, président de la CCIR -©Julien Bourbon
Ibrahim Patel, président de la CCIR -©Julien Bourbon
SON ENFANCE
“Lorsque ma mère est décédée, j’étais très jeune. J’avais 11 ans à l’époque. C’est un évènement, loin d’être agréable, qui m’a marqué... Par la suite j’ai appris à grandir par moi-même et par mon caractère, je me suis fabriqué. Quelque part cela m’a forgé et m’a poussé à aller de l’avant. Sachant qu’à l’école j’étais plutôt turbulent que bon élève. Il faut être honnête, je n’aimais pas vraiment apprendre, je faisais des bêtises. Je me rappellerai toujours d’un évènement particulier : avec des copains, on s’était amusés à crever tous les pneus de tous les professeurs, obligeant tout le monde à rester très tard le soir... J’ai eu une belle enfance...”
 
SON SERVICE MILITAIRE
“J’ai réalisé mon service militaire en 1980. J’ai tenu à le faire à cette époque parce que lorsqu’on parlait du service militaire, on parlait surtout d’aller en métropole, sortir du cocon familial et découvrir autres choses. Et c’est vrai que j’ai réalisé une année dans un contexte agréable, j’ai appris beaucoup de choses et en suis sorti grandi. Et aujourd’hui, c’est dommage que le service militaire ait été supprimé. Cela aurait permis à beaucoup de jeunes d’évoluer, d’être indépendants, parce que lorsqu’on dit service militaire, on dit discipline. Moi, j’ai appris la discipline, à vivre en communauté, à me débrouiller. Lorsque l’on fait son service militaire en métropole, par la force des choses, on est coupé de la relation familiale. À l’époque, il n’y avait pas toute cette technologie qui facilite les contacts à tout moment. Et le fait de s’imposer cette coupure, nous permet de grandir, quelque part, de nous-mêmes et on apprend aussi d’autres cultures. Parce qu’en 1980, ce n’était pas le même contexte qu’aujourd’hui à La Réunion, il y avait une autre réalité de vie”.
 
SA VIE ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE
“En 1989 je soutenais un candidat à la présidence de l’Association des commerçants de Saint-Paul face à son opposant. Sauf qu’à un moment donné, la bagarre qui opposait les deux candidats a poussé les commerçants à me demander de prendre la présidence cette année-là. Alors que jusque-là je n’étais pas candidat, mon rôle étant de fédérer. C’est à partir de ce moment que je me suis impliqué dans le monde économique - et par la suite dans le monde politique -, dans la défense des intérêts des commerçants de Saint-Paul…


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Rédigé le Mardi 9 Janvier 2018 à 09:00 | Lu 440 fois



1.Posté par witz le 09/01/2018 18:35
Portrait très intéressant (et rare) d'un homme d'influence à La Réunion. Bravo à Télémag +

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