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Jardins partagés, des oasis dans la cité


Les jardins partagés parlent de convivialité, de solidarité, de respect de l’environnement. Grâce à des associations actives, le mouvement prend de la graine.


Locataires de terres
Nichés sur le domaine public, entre deux immeubles, les jardins partagés sont des coins de verdure arrachés au béton. Des espaces de liberté volés à l’enfermement. Les jardiniers qui les imaginent et les cultivent nous invitent à semer dans la jungle des villes, réapprendre le cycle des jours, des saisons, du vivant. Sortir de chez soi, faire des rencontres, les jardins communautaires ont ce supplément d’âme qui rend possible l’échange avec ceux qu’on ne voit plus. Les initiatives se multiplient avec tout un réseau de jardins collectifs, familiaux et d’animations mis en place dans les quartiers. On n’est plus dans le registre du labeur, mais du plaisir.

Source de ressourcement
Couturière de formation, Isabelle vit dans un logement locatif social. Elle est arrivée il y a deux ans après un parcours difficile. « Quand on arrive ici, on ne veut plus partir. Je me fie à la nature, c’est une vraie source de ressourcement. C’est si important de réussir quelque chose, de récolter et de savourer un légume qu’on a cultivé. Parfois on s’entraide. Il y a quelques jeunes femmes qui viennent ici après leur travail, parfois avec leurs enfants. Il y a aussi des retraités. L’ambiance est sympa. »

Un retour à la terre, gestion collective et participative
Paradis des passionés, les jardins communautaires séduisent aussi de jeunes couples en quête d’une vie et d’une alimentation plus saines, des parents voulant offrir à leurs enfants un contact avec la terre et des amoureux du bio. Souvent regroupés en association, les locataires gèrent ensemble les besoins et projets du site mis à leur disposition. Une charte définit les règles de fonctionnement dans un mode d’organisation collectif et participatif. Les locataires s’engagent à assurer un entretien minimum, à ne pas employer de pesticides de synthèse ni d’engrais chimiques.

Citizen maraîchers
Le phénomène de l’urban farming a touché les Etats-Unis au début des années 2000 où des milliers de jardins potagers ont fleuri sur les terrains vagues et les bas-côtés des grandes routes, fournissant aux riverains des produits frais tout en redonnant des couleurs à la ville. A Londres et à Amsterdam aussi, les potagers urbains ont poussé comme des champignons dans les parcs, sur les toits des restaurants, des hôtels et même des épiceries.

Partage et convivialité, un échange de trucs et d’astuces
Il existe des jardins familiaux, d’autres plus collectifs où l’on partage la terre et les outils. C’est un geste de convivialité et de partage. La création et le renforcement du lien social est évident. On échange des trucs et astuces du jardinier amateur, les semences, les récoltes maraîchères. On prépare une petite fête annuelle, un barbecue, on noue des amitiés entre générations, entre populations d’origines sociales et culturelles différentes. Carrefour de savoir-faire et de passion, les jardins partagés sont des plates-formes d’échange, de retrouvailles, des lieux de découverte de l’autre, du monde et de soi-même.

Projets solidaires et Jardins thérapeutiques
Des associations accueillent des personnes en difficulté en réinsertion par le jardinage. Cela réside dans la multitude des aspects touchés par le travail de la terre. Ils apprennent le sens de l’initiative, la rigueur, la méthode, la patience, la gestion du temps, la dépendance aux contraintes de la nature et des plantes. Quelle valorisation de tenir entre ses mains le fruit du travail de plusieurs mois, quel plaisir de récolter alors qu’on croyait ne plus servir à rien !

Des écoles ont même créé des jardins thérapeutiques dans leurs murs.
Dans un cadre naturel, la capacité de réfléchir à des problèmes personnels et de les mettre en perspective augmente, ce qui est bénéfique pour le bien-être. Un jardin est un lieu où on se sent heureux. Il offre un petit bout de paradis, des leçons de vie et de petites victoires et le plaisir du cueilleur qui montre sa récolte.

Rédigé le Mardi 30 Juillet 2019 à 07:00 | Lu 147 fois


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