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KARINE LEBON POUR SUCCEDER A HUGUETTE BELLO


Parlez-nous de votre parcours… pourquoi vous êtes-vous engagée en politique ?


Rédigé le Lundi 21 Septembre 2020 à 10:59 | Lu 239 fois

Je suis née au Port, mon père est Portois, ma mère est Saint-Pauloise et j’ai grandi à la Plaine Saint-Paul. J’ai 35 ans. Je suis professeure des écoles. Je suis conseillère municipale à Saint-Paul, où Huguette Bello, la Maire, m’a confié la délégation à la petite enfance, la parentalité et aux droits des femmes. Après une immersion dans la vie associative, l’engagement politique a été pour moi une évidence car la seule véritable manière de faire bouger les choses et les lignes est de passer par le cadre législatif, donc la politique. La Réunion, notre territoire, a connu de grandes crises sociales successives avec une résonnance particulière comparativement au territoire national et j’ai à coeur d’être la porte-parole de ceux qui n’ont plus la force de se faire entendre.
 
​VOUS ÊTES MILITANTE AU SEIN DE L’UFR, QU’ALLEZ-VOUS METTRE EN PLACE POUR ÊTRE DANS LA CONTINUITÉ DE VOTRE COMBAT ?
En effet, je suis militante et secrétaire générale à l’UFR. Je suis très attachée au droit à l’égalité, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays d’Europe, notamment en Espagne, pays précurseur du combat sur le droit des femmes. C’est pourquoi je souhaite mettre en place une loi cadre pour la protection des femmes victimes de violences.

VOUS ÊTES ENSEIGNANTE, QUEL BILAN DRESSEZ-VOUS DE LA GESTION DE CRISE LORS DE L’ÉPIDÉMIE DE COVID-19 ?
A défaut d’avoir pu compter sur la présence de ce gouvernement et son anticipation face à cette crise sanitaire, certes inédite, une grande partie du personnel éducatif a dû affronter la situation avec leurs propres moyens, en comptant sur la solidarité et la cohésion des équipes. Je regrette infiniment les manquements criants de l’équipe Macron.
 
EN TANT QUE DÉLÉGUÉE AU DROIT DES FEMMES, À LA PARENTALITÉ ET À LA PETITE ENFANCE, POUR LES FAMILLES DÉJÀ EN DIFFICULTÉ, LE CONFINEMENT A FAIT RESSORTIR LA PRÉCARITÉ À LAQUELLE ELLES DOIVENT FAIRE FACE AU QUOTIDIEN… QUE FAUDRAIT-IL FAIRE POUR LES AIDER ?
Encore une fois, la collectivité territoriale doit pallier l’errance politique du gouvernement. Nous devons, dans la gestion de cette crise, faire preuve de pédagogie et de prévention. Mettre une amende à 135 euros revient à ne pas prendre en compte la précarité des familles. Le gouvernement doit notamment distribuer gratuitement des masques aux citoyens.

QUEL SERA VOTRE CHEVAL DE BATAILLE SI VOUS ÊTES ÉLUE DÉPUTÉE ?
Un des dossiers auquel j’apporterai toute mon attention, sera le très contesté projet de loi sur la réforme des retraites, qui doit être examiné avant la fin de l’année à l’assemblée. Un projet de loi porté par le gouvernement qui ne fera qu’accroître la fracture sociale.



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