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La révolution cosméthique


Ces dix dernières années, l’industrie de la beauté a connu une vraie révolution éthique ! Commerce équitable, écologie, ingrédients bio, recyclage des packagings, diminution de l’utilisation de l’eau... Jamais la cosmétique n’aura été aussi engagée dans le respect de la planète. Bien sûr, on doit ce chamboulement aux consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à scruter les étiquettes de leurs produits et à opter pour des soins non seulement naturels mais aussi respectueux de l’environnement. Ce changement de cap a d’abord été insufflé par les petites et nouvelles marques qui ont voulu repenser l’univers de la beauté. Fini les formules chimiques complexes, on va à l’essentiel en proposant moins d’actifs mais plus efficaces. Évidemment, les grands noms de la cosmétique ont suivi le mouvement, tout comme l’univers du luxe qui se met, petit à petit, au diapason.


Rédigé le Lundi 29 Mars 2021 à 09:33 | Lu 69 fois

Des engagements très différents

Ce qui n’était, au départ, qu’un argument marketing est très vite devenu une ligne de conduite !  Faire de la beauté éthique est désormais le leitmotiv de nombreuses enseignes, connues et moins connues, afin de limiter notre impact  sur l’environnement. Et les engagements pris sont très diversifiés.  Certaines marques s’attachent à favoriser les ressources durables pour éviter la désertification des cultures, tout en soutenant le travail local des pays dans lesquels elles cherchent leurs matières premières, dans le but d’aider les populations dans le besoin. D’autres privilégient le made inFrance et les ingrédients locaux afin de limiter notre empreinte carbone. Les formules s’allègent également. Pour conserver les cosmétiques de manière optimale, sans utiliser de parabens et autres actifs nocifs, il est en effet impératif de réduire le  nombre d’ingrédients dans les produits. On trouve aussi de plus en  plus de soins biodégradables, c’est- à-dire qui se dégradent en micro- organismes comme des champignons, des levures ou des algues.  Cela permet d’éviter de polluer les cours d’eau et notamment les océans. C’est le cas, par exemple, de plus en plus de crèmes solaires. Enfin, la beauté ne serait pas éthique  sans l’utilisation de procédés éco- nomes en énergie et d’emballages  écologiques. Beaucoup de marques  proposent désormais des contenants recyclables, voire réutilisables, et  fabriqués à partir de matières premières recyclées. Le changement est  en marche !

100% vegan

Il existe désormais des produits 100% vegan. Les produits proposés ne contiennent plus d’ingrédients d’origine animale. Cire d’abeille, miel, kératine, soie ou encore lanoline ne sont plus utilisés dans ses formules.

Même pas mal !

Très engagée dans la lutte contre le cancer, certaines marques reversent un pourcentage de leurs bénéfices à Unicancer. Certaines formules sont spécialement élaborées pour convenir aux femmes qui subissent  des traitements de chimio. Dernièrement, il y a eu le lancement d’un feutre cils et sourcils à la teinte universelle afin de restructurer le regard.

Lutter contre la déforestation

Les enseignes prennent soin de choisir l’origine des ingrédients qu’elles  intègrent dans leurs produits et d’utiliser des matières premières issues de  ressources renouvelables. Elles s’at- tachent aussi à lutter contre la déforestation en replantant des arbres dans  des zones ravagées par les incendies.

Les grandes marques prennent exemple

Si les jeunes marques ou les enseignes plus confidentielles ont entamé cette révolution « cosm’éthique »,  les grands groupes aussi se mettent à la page. L’Oréal, par exemple, se fournit en son de quinoa en Bolivie et participe à la production durable locale et à la formation des fermiers locaux. Garnier, qui raffole de l’huile d’argan dans ses soins, soutient l’indépendance financière des femmes qui ramassent les noix  à Agadir. D’autres, comme Chanel, Avène ou Yves Rocher, revoient  les formules de leurs produits afin d’utiliser un minimum d’ingrédients. Ren, le spécialiste capillaire, fabrique  désormais des flacons 100 % recyclés, dont 20 % au moins des matières premières proviennent des  déchets de l’océan. Même son de cloche chez de nombreuses marques  de solaires, comme Lancaster, Clarins ou Bioderma, qui proposent des  formules non polluantes pour les cours d’eau et les coraux.



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