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Le Dipavali : Fête de l’harmonie



Lʼorigine du Dipavali
On cite plusieurs origines légendaires au Dipavali : les noces de Lakshmî et de Vishnu, la naissance de Lakshmî (la déesse est particulièrement vénérée pour le Dîpavalî) ou encore le retour triomphant de Râma dans sa ville d’Ayodhyâ au bout de quatorze années d’exil et après avoir défait le démon Râvana qui régnait sur l’île de Lanka. Les habitants de la ville auraient accueilli le héros, incarnation du dieu Vishnu, son épouse Sîtâ (enlevée par le démon) et son frère Lakshmana, en illuminant leurs maisons de lampes à huile.
 
À La Réunion, une fête inconnue avant 1990
Selon le Dr Selvam Chanemougame, président de Tamij Sangam, avant 1990 on ne fêtait pas le Dipavali. “Il y avait une perte de la langue et des valeurs culturelles et ne restait alors que la partie religion, dûe au manque de transmission de génération en génération. Les rituels sont très présents (marche sur le feu, cérémonie, procession) et on constate un abandon de l’espace socio-culturel. Peu de pratiquants parlent le tamoul, nécessaire et lié à l’enseignement des arts indiens. S’il n’y a pas de connaissance de la langue, il y a la perte de la culture. Le cultuel ne représente pas toute la richesse de la culture transmise par nos ancêtres. En 1988, on opte pour la célébration du Dipavali, inconnu des Tamouls à La Réunion. La commune de Saint-André accepte de nous suivre, M. Virapoullé met à disposition la logistique pour la mise en place de notre projet de fête culturelle, auquel ont fédéré les associations de toute l’île”.
 
La victoire du bien sur le mal
Le Dipavali c’est la victoire du bien sur le mal, la lumière sur l’obscurité. C’est un message universel, philosophique et spirituel porté par les hindous de La Réunion. C’est la mise en lumière de la richesse de la culture indienne, la spiritualité, l’esthétique et le côté artistique. Lors des manifestations, c’est la victoire, par la mise en avant des aspects religieux et sociaux, culturels et artistiques. La célébration de l’événement religieux se passe, elle, dans l’intimité de la famille, alors que les manifestations culturelles sont décidées par chaque com- mune pour montrer le Dipavali dans toute sa splendeur.
 
La place de la femme dans le Dipavali
Dans l’intimité des foyers, on célèbre Lakshimi, la femme de Vishnou, pour la prospérité, la vie conjugale, la protection de la famille et plus particulièrement de la femme pour qu’elle puisse vivre en toute sécurité et sérénité. Déesse de la famille, la mère et l’épouse célèbre plus particulièrement cette fête pour préserver la vie familiale et conjugale au sein du foyer. Elle fait alors le carême, la cérémonie à la maison et la confection de “nombou”( tradition du sud de l’Inde). Ces gâteaux indiens sont faits spécialement ce jour-là et on fait des sucreries pour amener douceur au sein de la maison. On revêt des vêtements neufs, c’est la femme qui porte la famille. Il s’agit de faire la cérémonie à la maison, on trace le kolam (dessin à la farine de riz) et on présente les offrandes.
Le Dipavali c’est la fête de l’harmonie, de la fraternité... réunionnaise.

Rédigé le Mardi 6 Novembre 2018 à 08:41 | Lu 327 fois


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