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Le PAF (Père au Foyer) en voie de développement


L’idée paraît parfois insolite, mais c’est parce qu’elle est encore relativement nouvelle. Et pourtant, les papas au foyer sont désormais de plus en plus nombreux. En effet, s’arrêter de travailler pour s’occuper de ses enfants peut aussi être le choix d’un homme aujourd’hui.


Heureusement, la conception de la paternité a beaucoup évolué ces dernières années. Plusieurs raisons conduisent à un changement de comportement des pères vis-à-vis de leur engagement parental. Il faut dire qu’on reconnaît désormais le rôle du père dans le développement de l’enfant. Il y a également la volonté de parité hommes-femmes qui fait que les pères au foyer (ou PAF) sont de plus en plus nombreux. Certains papas sont ravis de pouvoir enfin comprendre le quotidien de leur femme. D’autant qu’ils vivent ainsi des moments forts et instaurent une réelle complicité en passant plus de temps avec leurs enfants en bas âge.

En outre, le choix de rester à la maison pour s’occuper de ses enfants répond parfois à une logique économique. En effet certains hommes ont un salaire moins élevé que celui de leurs conjointes et décident de s’organiser de cette façon afin d’économiser les frais de garde. Et apporter par la même occasion un bel équilibre à toute la famille plutôt que les enfants soient pris en main par une inconnue ou une structure, beaucoup plus impersonnelle.

Ainsi, d’après l’étude « Les métiers ont-ils un sexe selon les hommes ? », réalisée par Sarenza en partenariat avec Harris Interactive à l’occasion de la journée de la femme 2015, auprès de 500 hommes de 18 ans et plus, 65% d’entre eux seraient prêts à devenir pères au foyer. Cependant dans la réalité, seulement 1,5% des hommes passent de l’idée à l’action (Source INSEE 2013). Le sondage mené par Sarenza révèle que si les papas restent réticents à cette démarche c’est parce que 40% craignent de s’ennuyer à la maison ou ne se sentent pas capables d’être inactifs. Il leur suffirait de quelques jours pour se rendre compte qu’on est loin de l’oisiveté !

Le congé parental d’éducation
Ainsi, à l’occasion de la naissance ou de l’arrivée au foyer d’un enfant, le salarié peut arrêter de travailler pour s’occuper de l’enfant. Dans ce cas, il bénéficie d’un congé parental d’éducation. Créé en 1977, il est ouvert aux hommes depuis 1984, et s’adresse donc indifféremment au père ou à la mère ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. A noter que si le salarié souhaite bénéficier de ce congé, l’employeur ne peut le lui refuser. En cas de refus de l’employeur, le salarié peut saisir le conseil de Prud’hommes (CPH). Il suffit donc d’informer son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou par lettre remise en main propre contre décharge (récépissé) en indiquant la date de début du congé parental et sa durée. Lorsque le salarié entend prolonger son congé ou le modifier en activité à temps partiel, il en avertit l’employeur au moins un mois avant le terme initialement prévu. Encore une fois, l’employeur ne peut pas s’opposer à la demande du salarié. Et il faut savoir qu’après le congé, le salarié retrouve son précédent emploi ou, à défaut, un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente. Ils sont 4% des hommes à prendre un congé parental d’éducation.
 
Laetitia PARSI

Rédigé le Mardi 11 Juin 2019 à 07:00 | Lu 272 fois


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