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Les Francofolies de La Réunion



De La Rochelle à La Réunion, il n’y a qu’un pas ou qu’un son me direz-vous. Pour sa première édition, Les Francofolies de La Réunion n’a pas à jalouser sa grande sœur.  Sa programmation est digne des scènes nationales, avec entre autres : Jane Birkin, Olivia Ruiz, Féfé, Claudio Capéo, pour ne citer qu’eux, avec une touche d’ingrédients locales qui relève la sauce. Que du bonheur, qui nous fera patienter tranquillement jusqu’au Sakifo.

Les Francofolies de La Réunion
TRICODPO
Dimanche 12 mars à 16h

 
De la générosité, une musique diversifiée, de l’authenticité, et de la théâtralité, telle serait la recette de Tricodpo. Ceux qui parcourent l’île aussi bien qu’ils s’exportent, font inévitablement partie de la nouvelle génération créole à garder précieusement pour ses enfants. Rencontre avec Erick, membre du groupe.
 
Pourquoi ce nom, Tricodpo ?
Dès l’âge de 11 ans, j’avais pour projet de monter un groupe, et je m’étais toujours dit qu’il s’appellerait Tricodpo. Sa sonorité et sa signification m’ont toujours fait rigoler ! Tricodpo c’est un condensé des mots : tricot de peau (ndrl : un marcel).
 
Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, parlez-nous de votre parcours ?

Le groupe s’est construit au fur et à mesure. On a débuté en 2011, avec ma femme à la contrebasse. Puis nous a rejoint Sandro Turpin aux percussions qui est passé par la suite à la batterie, ensuite est arrivé le trompettiste, Thierry Hesler, qui ne joue plus avec nous aujourd’hui mais qui est sur l’album, et pour finir, le guitariste Charlie Lallemand. À cette époque nous faisions des résidences à La Fabrik, nous avions déjà envie de lier le spectacle vivant à notre musique. Luc Rosselo, à ce moment-là, nous a présenté Nicolas Givran, avec qui nous avons fait des teasers pour l’album, recette séga, “Tricodposcopie”. Maintenant il fait partie du show.
 
Quels ont été vos premiers rapports avec la musique ? 
Mon premier souvenir est celui de ma mère. Elle chantait pour nous à la maison, elle a une très belle voix. Par la suite, il y a eu les colonies de vacances où je chantais beaucoup, j’adorais ça. J’ai gardé ce plaisir de chanter depuis tout petit.
 
Comment pourriez-vous définir votre musique ?
Eclectique, on ne se cantonne pas à un style bien défini. On est des touche-à-tout : blues, rock, reggae, funk…
 
Une anecdote scénique à partager ?
Il y a des gens qui nous suivent depuis un moment, ils sont les premiers à être venus avec leur tricot de peau. Ils se sont amusés à créer une chorégraphie. Dès qu’on les voit, on les fait monter sur le plateau ou le caisson de basse, puis ils font danser le public, en leur montrant leurs pas.
 
Un message aux festivaliers ?
Qu’ils viennent de bonne heure, car on commence à 16h. Venez avec votre goûter pour faire la fête avec nous !
 

Les Francofolies de La Réunion
CARAVANPALACE
Samedi 11 mars à 20h

 
Pourquoi avez-vous choisi de vous appeler Caravan Palace ?
C’est à l’issue de longues discussions que ce nom est apparu. Nous n’avions pas conscience à ce moment que ce nom contenait tout ce qui représente ce projet : la caravane manouche pour le côté acoustique, et la Palace plus électro, le standard de Duke Ellington joué dans une boîte de nuit parisienne... Bref, notre univers artistique est condensé dans ce nom.
 
Parlez-nous de votre parcours ?
Nous avons commencé le projet en 2005, sorti un premier album en 2008, un second, “Panic!”, en 2012 et le troisième, “<|°_°|>” en 2015. Depuis notre premier concert en mars 2007 à Paris, nous avons joué près de 500 fois dans le monde entier, plus particulièrement en Europe et aux Etats Unis, et nous avons eu la chance de pouvoir nous produire dans de très grands festivals (Coachella, Glastonbury, Dour, Vieilles Charrues, Rock en Seine...).
 
Quelles ont été vos premières influences ?
Nous sommes venus au Swing de manière presque fortuite, l’objectif étant au départ de nous familiariser avec les codes d’un style que nous connaissions peu par la pratique du Jazz Manouche. Nous avons donc joué dans de nombreux bars parisiens et mariages, à côté de notre activité de producteurs de musique électronique. Puis un hasard malicieux nous a poussé à mélanger ces 2 genres. Caravan Palace est donc un mélange dû en grande partie au hasard de la vie, plus qu’à l’aboutissement d’années d’écoutes et au croisement d’influences musicales majeures.
 
Comment pourriez-vous définir votre musique ?
Nous essayons de croiser musiques électroniques et Swing, ce que d’aucuns nomment “electroswing”, appellation qui nous semble un peu réductrice, aujourd’hui ce style embrasse une quantité phénoménale d’influences extrêmement diverses. Nous préférons parfois appeler notre style “Future Swing”, par analogie avec le mouvement musical actuel “Future Bass” (Lido, Flume, Mura Masa, Cashmere Cat...).
 
Vous écoutez quoi en ce moment ?
Nous sommes 4 co-compositeurs, issus de cultures musicales très variées, mais une chose nous “soude” musicalement, c’est la production électronique actuelle, qui n’a jamais été aussi riche et pleine de promesses. À titre personnel, je passe énormément de temps sur SoundCloud, un vivier de jeunes talents et d’idées nouvelles, bien plus que sur Deezer ou Spotify. Blake Skowron, Monte Booker, Zotti ou Point Point ont remplacé nombre d’artistes dans mes playlists, même si d’autres plus “mainstream” comme James Blake ou Beyonce font toujours partie, et pour longtemps, de nos “kiffs” communs.
 
Qui sont Caravan Palace sur scène ?
Caravan Palace sur scène, c’est 7 musiciens en perpétuel mouvement : Mighty Mezz aux machines, Arnaud à la guitare, Charles à la basse, Paul Marie au piano/vibraphone/caisse claire, Chapi à la clarinette, Hugo au violon, tout ce petit monde étant également claviériste à l’occasion, et n’oublions pas notre belle et talentueuse Colotis Zoé au chant. Mais notre équipe technique est également très importante, composée de gens aussi talentueux que sympathiques (Vlad, Patrick, Sécé, Christophe, et Jon).
 
Connaissez-vous La Réunion ?
Nous sommes déjà venus en décembre 2009 pour 2 concerts, le premier en festival et le second au Kabardock. Me concernant, ce séjour de 10 jours a été pour moi un vrai choc, où j’ai découvert une île magnifique et envoûtante. J’y ai donc passé mon premier niveau de plongée, et randonné avec les autres membres du groupe. J’y suis revenu l’année d’après, et ne cesse d’y penser depuis !
 
Une anecdote scénique à nous raconter ?
Elle concerne La Réunion justement. Lors de notre concert au Kabardock, la clim’ était en panne. Je pense pouvoir dire que nous y avons fait le concert le plus “chaud” de tous nos concerts : lors des rappels, je pouvais à peine jouer du violon, car à chaque contact avec ma peau, ma chemise me brûlait littéralement ! Nous qui sommes d’habitude très mobiles sur scène, à bouger et sauter partout, nous nous retrouvions scotchés aux planches par la chaleur brûlante des spots et de la foule !
 
Connaissez-vous des artistes réunionnais ?
Lors de mon retour en 2011, les amis qui me recevaient m’ont emmené au festival “Lao” de Cilaos, où j’ai fait vraiment connaissance avec le Maloya et le Sega. Je connaissais déjà Danyel Waro et Alain Peters, bien sûr, mais cette fois ci Davy Sicard m’a littéralement scotché. Rarement tant d’émotions m’avaient à ce point traversé lors d’un concert. Depuis, j’ai beaucoup aimé l’approche de Rosemary Standley sur son album “Birds on a Wire”, qui n’est pas à proprement parler de la musique réunionnaise, mais une réinterprétation “zoreille” de ce trésor qu’est le Maloya.
 
Un message aux festivaliers ?
Oté Dalon ! Mét’ soulié, nou sar dansé !!!
 
 
 

Rédigé le Jeudi 9 Mars 2017 à 11:00 | Lu 45 fois


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