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Quels risques pour notre santé après le confinement ?


L’épidémie de Covid-19, ne s’éclipsera pas comme par enchantement dès que le confinement sera levé. Tant qu’un vaccin n’aura pas été mis au point, il rodera sûrement encore pendant longtemps. Nous devrons donc apprendre à vivre avec.


Plusieurs scénarios sont possibles. À commencer par celui d’une seconde vague épidémique, l’hypothèse la plus à craindre. Le personnel soignant aura certes eu le temps de souffler un peu avant cette nouvelle déferlante, mais la bataille contre le Covid-19 ne sera pas achevée pour autant. Il en sera probablement de même en Europe, surtout si les échanges et le trafic international reprennent rapidement. Pour limiter le risque de nouvelles contagions, certaines mesures de distanciation sociale devront donc être maintenues.
 

Fin de confinement ne signifie pas extinction du virus

Le dépistage massif de la population à la fin du confinement, théoriquement prévu par le gouvernement français, permettrait d’isoler les cas suspects et de permettre aux autres personnes de reprendre progressivement le cours normal de leur vie. Mais des foyers viraux persisteront forcément localement. Et des individus contaminés seront à nouveau susceptibles d’entrer sur le territoire, comme ce fut le cas après le 20 mars en Chine : quasiment plus aucune contagion autochtone mais le signalement de nouveaux malades originaires de l’étranger.

"La fin du confinement signifiera que le risque majeur est passé, mais pas que le virus a disparu. Les gestes barrières (lavage de mains, tousser dans son coude, éviter les embrassades…) ne devront donc surtout pas être abandonnés."

 

Une mutation du Covid-19, un risque à envisager

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) l’a rappelé haut et fort récemment: «"Ce virus est trop récent pour affirmer qu’il ne puisse pas infecter une même personne plusieurs fois." En d’autres termes, ce n’est pas parce que vous avez déjà été victime du Covid-19 que vous devez vous sentir protégé à 100% et abandonner les gestes barrières. En principe, l’organisme produit des anticorps lorsqu’il est assailli par un tel agresseur afin de se défendre. Ces anticorps sont censés constituer un bouclier protecteur contre d’éventuels assauts ultérieurs. C’est pourquoi deux hôpitaux new-yorkais tentent de traiter des malades avec du sang de patients guéris. Mais plusieurs cas d’infections à répétition ont tout de même été signalés en Asie. S’agit-il d’une erreur de diagnostic ? Leur guérison était-elle imparfaite ? Il est trop tôt pour le savoir. Une première infection ou l’inoculation du vaccin devrait dans ce cas apporter une protection durable pendant plusieurs années.

Des défenses immunitaires à reconstituer 

Le long huit-clos en appartement aura forcément affaibli notre système de défenses naturelles. Le stress généré par le confinement et l’avalanche de mauvaises nouvelles a boosté notre production de cortisol, avec pour effet d’amenuiser l’immunité.

En outre, toutes les personnes confinées dans des appartements sans terrasse ni jardin n’ont pas pu profiter pleinement du soleil. Or, si la peau n’est pas exposée aux UVB, elle est incapable de fabriquer de la vitamine D, un rouage essentiel de l’immunité. Avant de se confronter à nouveau aux microbes extérieurs, mieux vaut donc combler notre déficit pour ne pas succomber aux coronavirus encore en circulation. Vous pouvez aussi miser sur les aliments qui contiennent de la vitamine D : saumon, sardine, maquereau, hareng, huile de foie de morue, champignons, œuf, fromage blanc et chocolat noir. Les personnes habituellement carencées en vitamine D peuvent aussi recourir aux suppléments sous forme de complément alimentaire ou à des médicaments prescrits par leur médecin traitant. 

 


 


Rédigé le Samedi 4 Avril 2020 à 19:18 | Lu 225 fois


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