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Sabey Parvedy


Sabey Parvedy, à l’origine de la création de l’association sabeykarathy, veut transmettre un message de respect de la nature et de notre habitat naturel, en utilisant la mode pour valoriser notre culture et changer les mentalités. Totalement autodidacte, Sabey s’est faite connaître à La Réunion, quand dans les années 90, elle devient lauréate de « Look Réunion Kalou », concours du meilleur mannequin organisé par Alain Serge, en collaboration avec des créateurs locaux, tel que Bernard Aser, Patrice Vaulbert, la dame aux trésors, Christiane Loukoumange, Créalice, Caramel bleu.... ainsi que des créateurs de Métropole, tel que Paco Rabanne, lecohanet Hemant, Castelbajac...... Cette maman de 4 enfants et « Mamoun » d’un petit-fils de 3 ans, nous parle du message qu’elle souhaite transmettre aux jeunes générations.



Quelle est la signification de Sabeykarathy ?
Nous recherchions un nom pour l’association qui « sonne », un peu chantant et faisant penser au métissage. J’ai alors pensé associer les syllabes des prénoms de mes enfants et le lien s’est fait, grâce, ou à cause d’eux. L’aventure Sabeykarathy était lancée.

En 2017, vous fétiez les 20 ans de l’association Sabey Karathy, quel est son but ?
Le but de l’association est de promouvoir la « multiculturalité », le bien vivre ensemble, à travers ma passion, la mode et la création. On peut dire que nous cherchons à valoriser la culture réunionnaise sous toutes ses coutures. A travers mes créations végétales « autour du coco » et matériaux non conventionnels (de récupération), nous apportons notre contribution à la protection de la planète, que nous avons « emprunter à nos enfants »… dit comme ça c’est un peu cliché ..mais c’est notre façon de penser. Précurseur, il y a 20 ans, aujourd’hui parler d’écologie est à la mode et notre discours n’a pas changé depuis son origine, il a évolué avec le temps nous confortant dans l’idée que nous devons prendre soin de notre île.

Quels types d’actions mène l’association ?
Nous travaillons avec Cyclea, le TCO, sur des actions ponctuelles de communication et de sensibilisation du public, nous utilisons les matériaux de récupération de Titang récup, de Trokali et Emmaüs, nous apportons notre petite pierre à l’édifice en utilisant la mode comme vecteur, comme pour cette tenue entièrement confectionnée en cravates récupérées dans un centre.

Le respect de l’écologie est une préoccupation quotidienne, est-ce que votre engagement va au-delà des actions portées par l’association ?
Au travers de l’association je fais parler ma passion et dans mon travail, je garde la même ligne de conduite. Ma mission consiste à faire du lien et de la sensibilisation pour un meilleur cadre vie entre la population, tel que la sensibilisation sur l’environnement, le vide fond de court pour éviter la dengue le Chikungunya, le gaspillage, les addictions, la protection de notre faune et flore.

Quels sont vos petits gestes pour préserver la planète ?
Dans la vie de tous les jours je suis attentive à ma façon de me déplacer, de consommer… le vélo est devenu mon mode de transport et je suis soucieuse de faire attention au gaspillage… c’est ce qui m’a amené à utiliser des matériaux destinés à être jetés, pour les recycler et les utiliser dans mes créations. Nous avons un devoir de transmission, et moi je transmets au travers de la mode, sans jamais oublier d’où je viens. Il faut mobiliser les jeunes afin qu’ils amènent le message dans leur foyer. Ce sont les meilleurs ambassadeurs. L’éducation des plus jeunes à ces gestes de sauvegarde permet d’atteindre leurs parents quand ils en parlent ensuite à la maison.

Parlez-nous de l’Election la fleur de Sabeykarathy….
A travers cet événement, il s’agit d’élire une ambassadrice qui saura comprendre les valeurs de respect, de partage, et véhiculer à travers ses actions cet aspect éducatif de l’association, explique Kim Thouvenin, qui a eu l’idée de cette élection. C’est un concept, on veut promouvoir un mouvement éco-responsable. Les candidates sélectionnées sont des personnes de valeur, des jeunes femmes ayant du coeur et des convictions. Elles défileront dans des tenues créées de toutes pièces à partir d’éléments de récupération et végétaux « afin de montrer que la mode n’a pas besoin d’être destructrice pour être belle ».

Rédigé le Lundi 1 Avril 2019 à 21:51 | Lu 289 fois


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