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Stéphane Jobert : son métier, sa passion


Stéphane Jobert, a été l’animateur phare du petit écran Réunionnais pendant des années, et il fait maintenant son bonhomme de chemin sur les médias nationaux. De passage sur l’île pour présenter le Tecoma Award, prix décerné à l’entrepreneur de l’année, nous l’avons rencontré.


« Ce métier, je le fais toujours avec passion »

Parlez-nous de vos débuts dans le milieu
J’ai commencé à la Réunion chez Radio Arc en ciel puis chez Réunion FM. J’ai toujours été passionné par la radio, je savais que je voulais en faire mon métier. Je me voyais être animateur radio toute ma vie. La télévision est arrivée par hasard, en 1995, j’ai démarché la station (ex RFO) Réunion 1ère, il y avait un casting pour recruter un chroniqueur. J’ai été retenu à ce casting et on m’a proposé de présenter Maxi Musique. RFO m’a permis de présenter différent rendez-vous, émissions, comme Duel de Clip, Rythme d’enfer, les élections de Miss Réunion ou encore les réveillons… pendant 6 ans, jusqu’en 2001, ça a été une époque importante dans mon parcours. Il n’y avait pas énormément de chaines de télévision, donc il y avait forcément un attrait et une médiatisation qui était plus importante dès lors qu’on était exposé en radio et en télé.

Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter l’île ?
J’avais le choix de continuer mon parcours à La Réunion ou de tenter l’aventure parisienne. On a envie d’aller voir ce qui se passe à Paris, parce que les principales grandes chaines s’y trouvent. J’ai tenté l’aventure, je me suis dis que j’allais voir si j’étais capable de me faire une petite place. Je suis partie le lendemain de l’élection de Miss Réunion en 2001, puis très vite les choses se sont enchainées. J’ai travaillé pour différentes chaines, de TF1, en passant par M6, France 2, Radio France, j’ai eu l’opportunité de travailler à Bruxelles pour la télévision Belge. Tout ça c’est grâce à l’expérience que j’ai acquise à La Réunion. Sans avoir eu ce parcours là et sans avoir eu la chance d’avoir à la fois les mains libres et cette expérience réunionnaise, je pense que mon aventure en Métropole aurait été un peu différente.

En plus d’être animateur vous êtes co-présentateur sur une matinale info pour BFM Paris, comment vivez-vous le fait de jongler avec ces différentes casquettes ?
Je travaille pour plusieurs chaines de télé et radio. 2018 a été une année très chargée parce que j’ai travaillé pour M6, BFM PARIS, RTBF en Belgique pour qui je travaille encore, en radio pour RMC et France Bleu. Ce sont des registres qui sont très différents. J’ai la chance de pouvoir faire de l’animation sur certaines antennes, plutôt un rôle de co-présentateur sur BFM Paris, sur une matinale d’infos. Ces différences, c’est ce qui me plait. Ce que je n’aime pas de manière générale, c’est la routine, le fait de pouvoir faire des choses qui sont très diverses me passionne. Co-présenter cette tranche d’info sur BFM Paris, est un exercice que je n’avais pas énormément travaillé parce que l’opportunité ne s’était pas présentée et c’est assez nouveau pour moi. J’ai la chance d’être sur une chaine et dans une rédaction où je me sens bien et de co-présenter avec une journaliste avec laquelle je m’entends très bien. Je suis hyper content de cette nouvelle expérience.

Niveau organisation vous gérez comment ?
Depuis juin de l’année dernière j’étais sur du 7 jours sur 7 non-stop. C’est un métier qui demande beaucoup d’investissements, qui est passionnant, que j’aime faire. On ne me force pas, je le fais toujours avec passion. Le rythme est un peu soutenu, il faut pouvoir gérer le sommeil. J’aime mon travail, je n’ai pas à me plaindre. J’en suis à ma vingt-troisième rentrée télé. C’est un milieu en constant changement. Quand une chaîne vous met à l’antenne, il faut être bon, on ne vous laisse plus le temps de devenir bon. Il faut être performant de suite, on a très peu droit à l’erreur. Ça va très vite alors je croise les doigts pour que ça dure encore quelques années.

Le plus beau souvenir de votre carrière
En 1998, j’avais couvert pour RFO, le concours de Miss Monde qui se passait aux Seychelles et la station m’avait envoyé sur place pour commenter la cérémonie pour toutes les stations. On était parti là-bas une semaine pour préparer, travailler sur la soirée et tourner des images. Les conditions étaient très agréables, cette élection c’est une grosse machine avec des équipes qui venaient du monde entier, c’est un beau souvenir professionnel. Il y a aussi eu mon départ de La Réunion en 2001, le lendemain de l’élection de Miss Réunion. C’était touchant de voir qu’à Gillot plein de gens avait fait le déplacement, il y avait des groupes de musique qui jouaient dans l’aéroport.

Votre conseil à quelqu’un qui vise la réussite professionnelle dans ce milieu ?
Je me dis que j’ai eu de la chance dans ma vie professionnelle en commençant à La Réunion. C‘est un formidable endroit pour mettre un pied dans le monde des médias. Vous avez aujourd’hui, plusieurs chaines de télévisions, de nombreuses radios qui peuvent permettre à des passionnés de démarrer. Il faut travailler, se perfectionner, être le meilleur. Après ça passe forcément par un séjour en métropole. C’est l’expérience réunionnaise qui permettra de pouvoir apprendre encore plus en Métropole. Il faudra peut être choisir de revenir, transmettre ce que l’on a appris aux autres et ça, ça vaut pour tous les métiers. La Réunion c’est fabuleux pour commencer mais à un moment il faut tenter l’aventure. Aller voir ce qui se fait ailleurs. Les choses avancent vite et on peut revenir avec beaucoup plus d’acquis et de connaissances.

 
Emilie Grondin

Rédigé le Lundi 18 Février 2019 à 22:05 | Lu 971 fois


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