Menu
A La UNE


TENDANCE : LES JARDINS PARTAGÉS


Terme très actuel, les jardins partagés ou jardins communautaires, se multiplient et arborent nos espaces urbains. Mais en quoi consistent-ils précisément ? La réponse ici !


Rédigé le Mardi 31 Juillet 2018 à 09:00 | Lu 361 fois

©Julien Bourbon
©Julien Bourbon
Les débuts
Les jardins partagés, anciennement appelés jardins familiaux, ont connu un petit essor dans les années 50, mais c’est dans les années 70 que le concept devient populaire. La population new-yorkaise décide d’investir de façon utile les terrains en friches qui jalonnent la ville et lance les jardins communautaires. Dans les années 90, l’idée arrive en France et s’installe petit à petit. Elle connaît aujourd’hui un pic de popularité, lié a un désir global d’un retour au naturel, et d’une consommation alimentaire plus saine et contrôlée.
 
Alimentation et cohésion sociale, un double concept
Au-delà d’un simple embellissement, la plantation permet de cultiver et consommer ses légumes, fruits et aromates de façon écologique. Chacun peut y retrouver une certaine autonomie, soit la satisfaction de produire sa propre nourriture, particulièrement éducative pour les enfants. Un retour à la terre bénéfique, pour ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir leur propre jardin. Le concept est notamment souvent développé dans les zones urbaines à forte densité de population, car il est vecteur d’une réelle cohésion sociale. L’aspect collectif engendre échanges, mixité et sentiment de responsabilité, qui renforcent les liens au sein des communautés, quelque soit la génération. Une loi a d’ailleurs été mise en place, en 2003, définissant les jardins partagés comme “des jardins créés ou animés collectivement, ayant pour objet de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives, et accessibles au public”.
 
Conseils pratiques
Ouverts à tous, aucun niveau en jardinage n’est demandé. Afin de lancer le projet, il suffit d’avoir un petit groupe de personnes motivées, se regroupant sous forme associative. Il ne faut pas hésiter à se renseigner ou lancer l’idée auprès des bailleurs sociaux ou municipalités, généralement favorables à ce type de projet. Il faut ensuite trouver une parcelle exploitable, exposée au soleil et à l’ombre, d’une dimension minimum d’environ 200 m². Il est important que l’emplacement soit facile d’accès, pour le transport du matériel mais aussi qu’il puisse être apprécié de tous. Des espaces de convivialité aménagés permettront à un maximum de personnes de profiter, avec l’organisation d’évènements festifs par exemple. Une fois concrétisé, il est important de mettre en place une bonne organisation afin que le jardin dure dans le temps. 
 


Où en trouver ?
Bois d’Olives
Créé par la Semader, en collaboration avec les associations locales et partenaires (Civis, Conseil régional et Pôle Emploi), il est composé de 28 parcelles attribuées aux habitants du quartier, également au foyer Albert Barbo et à 4 établissements scolaires.
www.associationfair.fr
 
Saline les hauts
Constitué de 11 parcelles réparties sur un terrain de 330 m², c’est le 1er jardin familial de l’ouest. Se partagent les lieux : Les habitants des alentours, les enfants de l’école primaire d’en face, l’association Kaz Maron et une structure accueillant des personnes handicapées.
Facebook/Kaz Maron
 
Le Chaudron, Saint-Denis
Se sont près de 80 familles qui ont investi l’ancien zoo du Chaudron, grâce à une initiative de la Ville. Elles y cultivent leur potager, sans engrais chimique et consomment ainsi bio toute l’année.
Facebook/Les jardins familiaux du chaudron
 
Saint-Leu
Le “Jardin partage de Portail” se situe dans le groupe d’habitations SHLMR Le Portail et est porté par l’association Vien a Zot, la SHLMR et la Mairie de Saint-Leu. Il permet à la population de manger plus sainement et gagner en pouvoir d’achat.
Facebook/Association vien a zot
 
Sainte-Suzanne
Les jardins partagés fleurissent dans la commune, comme dans la Résidence Cordouan où des volontaires cultivent légumes, aromates et plantes médicinales, sous les conseils d’un formateur mis à disposition par la Semac.
 



Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 30 Septembre 2022 - 07:41 Le pouvoir des plantes adaptogènes.


Nouveau commentaire :