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Téléchargement et streaming illégaux : attention danger !



Rédigé le Mardi 25 Septembre 2018 à 09:00 | Lu 1458 fois

Les sites de piratage de films, séries, musiques et jeux vidéo ferment les uns après les autres. Des millions d'internautes crient alors au désespoir de ne plus pouvoir télécharger en peer-to-peer (P2P), télécharger en direct (DDL) ou regarder en streaming. La pratique a beau être punie par la loi et surveillée par la Haute autorité de lutte contre le téléchargement illégal (Hadopi) depuis 2009, entre 10 et 14 millions de Français s'y adonnent toujours.
 
La plupart revendiquent "un accès à la culture…tout le monde devrait avoir accès à tous les films". Le téléchargement ou le streaming illégaux d'œuvres protégées par le droit d'auteur est puni par la loi sur la contrefaçon (jusqu'à 300.000 euros d'amende) et par l'Hadopi (jusqu'à 1.500 euros). Mais le risque à fréquenter les sites de piratage n'est pas seulement légal: "Les risques concernent surtout l'utilisation de leurs données personnelles, les virus, les publicités abusives ou les arnaques".
Aujourd'hui, regarder le dernier épisode d’une série en vogue via le streaming, s'accompagne de l'ouverture de 22 pop-ups publicitaires, dont cinq pornographiques et trois désignées par l'anti-virus comme "mal intentionnées". Et c'est le lot d'un grand nombre de sites de streaming illégaux, où des publicités à l'allure plutôt illicites se multiplient. Durant la dernière Coupe du monde de football, un responsable de la société française de cyberdéfense Ercom dit avoir voulu regarder en direct un site rediffusant illégalement un match. Résultat : "En moins de 5 minutes, l'antivirus lève pas moins de 150 alertes et mon bloqueur de spam s'incrémente chaque seconde à une allure folle".
Derrière ces sites se cachent parfois des pirates aux intentions bien plus malhonnêtes. Ils diffusent virus et logiciels malveillants avec l'objectif de récolter des identifiants et mots de passe, des numéros de cartes bancaires, ou simplement diffuser des publicités. 97% de ces sites seraient plus ou moins infectés, selon un rapport de l'Association of Internet Security Professionals.
Trois étapes constituent la « réponse graduée » de l’Hadopi. Lorsque la Commission de protection des droits récupère auprès des fournisseurs d’accès les adresses et les noms des personnes ayant téléchargé illégalement, un premier courriel d’avertissement est envoyé. Si la personne continue à télécharger, elle reçoit un deuxième avertissement, par courriel et lettre remise contre signature. Troisième étape : la transmission du dossier à la justice.
Au 30 juin 2018, 625 de ces 2 904 dossiers transmis à un juge ont été classés sans suite, et un tiers (910 exactement) ont reçu une « réponse pénale ».106 compositions pénales, qui sont des procédures où le mis en cause reconnaît sa culpabilité. Viennent ensuite les réponses classiques : 101 contraventions (en général une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €, parfois assortie d’un sursis), 62 ordonnances pénales (procédure simplifiée sans débat contradictoire), 9 jugements pour délit, et 7 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité ou délit de contrefaçon (qui fait encourir jusqu’à 300 000 € d’amende et trois ans de prison).



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