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Tine Poppy ou le stand'up séga


Un des visages de la nouvelle génération séga, Tine Poppy à l’art et la manière de mélanger les styles, pour créer un univers qui lui est propre, haut en couleurs et riche en sonorités. Elle sera sur la scène du Téat Champ Fleuri le vendredi 07 février, avec le spectacle Stand’up Séga, pour un moment d’évasion musicale. E.G


D’ou vient ce nom d’artiste ?
   Tine vient de mon petit surnom Titine et Poppy c’est pour le côté Pop’, ma touche un peu girly.

Comment en êtes-vous arrivée à faire de la musique ?
   J’ai commencé la musique un peu par hasard ! J’avais pris une année sabbatique et pour m’occuper j’ai commencé à m’intéresser à plusieurs choses, dont des activités artistiques et un ami m’a dit que je chantais plutôt bien. J’ai commencé la guitare, j’ai pris quelques cours, alors que j’étais à Marseille et c’est là-bas que j’ai composé Péi Manifik, le titre qui m’a fait connaître. Une fois rentrée à La Réunion, j’ai fait ma maquette, j’ai rencontré mes musiciens, fais mes premières scènes, la Fête de la Musique… Tout s’est enchainé rapidement et est allé assez vite finalement, et ça a quand même été inattendu, sachant que personne dans ma famille n’est dans ce milieu.

Quel est l’aspect de la musique que vous préférez ?
   Je dirais que ce que j’aime particulièrement c’est la création ; la composition, écrire, raconter des histoires. En fait quand je crée, j’imagine déjà le spectacle dans son ensemble, les décors, les costumes, c’est le côté un peu cabaret, music-hall.

Vous portez beaucoup d’importance aux éléments visuels qui vous créé un univers à part entière, comment le décririez-vous ?
   Mon univers est extrêmement personnel ; concrètement j’y mets tout ce que j’aime, sans filtre, que ce soit une peinture, des couleurs, des sonorités, ou des vêtements. Le clip Mon Séga, a été tourné chez moi - comme j’aime le dire mon kaz lé pareil un boutik chinois - et il représente bien cet état d’esprit, c’est ma définition de la kréolité, un mix de tout ce que ce qui m’inspire.

Bien que ce soit une question ambigüe à poser à un artiste, comment définissez-vous votre style musical ?
   Je dirais que mon style est pop séga. Le séga est vraiment le fil conducteur de ma musique et je le mélange avec différents rythmes, comme le ragga, la bossa, la funk… enfin un peu de tout.

D’où vous viennent vos influences ?
   Il y a déjà la chanson française, qu’on écoutait chez moi quand j’étais petite, avec des classiques comme Jacques Brel, Charles Aznavour, Sheila ou Hervé Vilard. Mais aussi été le séga lontan, comme avec Michou, Roseli, mais aussi les artistes locaux de la génération d’après, comme Ti Fock, Jessica Persée…J’ai grandi au Port, et j’ai aussi baigné dans la musique soleil, tout ce qu’on pouvait écouter d’une kaz à l’autre. Je dirais le mix de ces deux styles.

Qu’est-ce-qui vous inspire pour créer vos chansons ?
   Mes chansons parlent de moi, sans vouloir paraître égoïste, mais ça me permet d’exprimer mes états d’âme.

Vous serez au Téat de Champ Fleuri ce vendredi 07 février, pourriez-vous nous parler de votre spectacle ?
Qu’avez-vous prévu ?

   Mon spectacle s’appelle Stand’up Séga. J’y raconte, avec dérision, ce par quoi je suis passée dernièrement et comment le séga m’a aidé à me relever, d’où le titre. J’appelle ça la « séga thérapie ». Pour accueillir le public, on prévoit pas mal de choses sympas comme le Popp’ Store, avec la collection de vêtements du spectacle ou encore un photomaton avec Jérôme de Foliebox. Ce que je souhaite c’est que les gens passent un bon moment au final, surtout par ces temps difficiles.

D’autres projets ?
   Oui, j’ai une nouvelle création, un nouveau spectacle à venir, sur lequel je travaille.

Tine Poppy ou le stand'up séga

Rédigé le Jeudi 13 Février 2020 à 20:34 | Lu 378 fois


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