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Estelle de freedom devient Estelle du web


Vous aviez l’habitude de l’entendre sur Freedom et elle a tiré sa révérence le 31 mars dernier, a coupé le micro et a fait ses adieux aux auditeurs. Estelle qui a été aux commandes des matinales pendant 8 années, tourne la page et nous a ouvert les portes de chez elle pour nous en dire plus sur ses projets.


Rédigé le Mercredi 2 Juin 2021 à 10:39 | Lu 559 fois

Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne connaitriez pas encore ?

Estelle, FONTAINE et PAYET ( papa et maman), 36 ans, originaire de La Rivière St-Louis ( papa et maman aussi !), j’habite aussi à la Rivière, j’y tenais, je me sens bien chez moi.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai commencé à travailler très jeune, au Chapiteau, en tant que serveuse. Puis à Paris en Télémarketing, puis j’ai travaillé pour City Sport (vendeuse), après quoi j’ai fait des études en Immobilier (un BTS), j’ai fait l’Ecole de la FNAIM à Paris. J’ai obtenu une licence en Gestion de Patrimoine, j’ai ensuite fait une année en tant que jeune fille Au Pair aux Etats-Unis (Chicago), je suis rentrée à La Reunion juste après. J’ai travaillé quelques mois pour Citya... et j’ai finalement répondu à une annonce pour être standardiste, le temps de trouver un poste en Gestion de Patrimoine Immobilier... le poste de standardiste, c’était Freedom.

Comment êtes-vous arrivée à la radio, notamment sur Freedom ?

Je ne pensais pas faire de la Radio un jour. Et j’ai répondu à cette annonce de standardiste parce que j’avais besoin de travailler. J’ai rencontré Brigitte, Manu et Camille et le jour de mon entretien, et ils m’ont demandé « tu veux essayer d’animer ? ». Et franchement les débuts étaient... terribles... beaucoup ce sont demandés qu’est-ce-que je faisais là. Mais moi non... je m’amusais... je me disais que de toute façon je n’avais rien à perdre... et je pensais encore trouver un travail dans l’Immobilier.

Quels ont été les moments marquants qui resteront gravés dans votre mémoire ?

Ma première fois derrière le micro avec Bobby. Je disais « Bonjour »... « Au revoir »... j’en ris encore aujourd’hui. A l’antenne, des moments difficiles et tristes m’ont marqués, à vie, ils sont dans un coin de ma tête et je continue à penser à certaines personnes tous les jours. Des moments improbables comme l’aile d’avion du MH370 retrouvé à St-André en 2015. Le premier appel c’était avec moi, il est sur YouTube d’ailleurs. Et dire que je disais à l’antenne à celui qui l’a trouvé : « ça peut être important dans le cadre d’une enquête ou d’une disparition »... une semaine après des journalistes du Monde Entier débarquaient à La Reunion. Je me souviens aussi qu’en Septembre 2016 je disais à Camille « on devrait faire un Baromètre sur ce Emmanuel, il va se présenter »... il m’a répondu « il n’a aucune chance lui »... et il est devenu notre Président. Chez moi, on appelle ça une langue cabris ! (Rires)

"L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt" (8 années de matinale, opérationnelle dès 5h du matin ça laisse des traces)... Etes-vous d'accord avec cette citation, quelle empreinte cela a laissé sur votre vie ?

Je suis d’accord. Mais il faut adapter son quotidien. Avoir une bonne hygiène de vie. Savoir se ménager. Sentir ses limites. Chez moi c’était au lit à 20h00, et plus personne n’avait le droit de faire de bruit !

Pourquoi avoir décidé de quitter les ondes, quel a été le déclic ?

J’ai dû faire des choix, Freedom aussi. J’ai choisi. Mais j’ai aimé ce travail du fond de mes tripes. Chaque matin je me disais : c’est pas facile, mais qu’est-ce-que j’aime ça. Ça restera le meilleur rôle de ma vie, ça me correspondait parfaitement. Mais c’est la vie.

Estelle de la radio devient Estelle du WEB, pouvez-vous nous en dire plus sur vos nouvelles activités ?

Estelle du Web travaille pour CréaNora qui est mon entreprise en communication ! Je m’occupe de la communication d’entreprises sur les réseaux sociaux, en Freelance. J’ai suivi une formation en graphisme, je m’essaye à la photo, à la vidéo, au montage. J’ai commencé à le faire pour moi ( CréaNora   sur Facebook ) il y a plusieurs années, puis pour des amis, et puis des connaissances. C’était une passion avant tout. De façon autodidacte, j’ai appris à faire beaucoup de chose durant ces dernières années ( vive le web et les tutoriels ! ). Quand j’ai quitté Freedom je me disais que ce serait une option éventuellement : cette énergie avait peut-être de la valeur. Et finalement aujourd’hui je peux le dire : c’est mon nouveau travail. Parce que les opportunités sont arrivées à point nommé. Mais j’ai encore beaucoup de choses à apprendre, et j’aime ça apprendre. Alors j’ai décidé de me faire accompagner dans mon projet. PIXEL O.I va me soutenir en me formant tout en me permettant d’exercer mon activité. Ma collaboration la plus importante est celle conclue avec le Groupe Espace Coiffure. Et c’est un projet d’envergure. J’ai cette chance d’avoir leur confiance et ils sont d’accord pour que je grandisse avec eux. Ils connaissent mon histoire, et c’est peut-être bien ce qui a permis cette collaboration.

Votre âme de créatrice vous guide-t-elle dans votre parcours professionnel ?

La créativité, c’est mon moteur. Je suis une hyperactive. J’ai des idées pour tout, tout le temps ( même en plein milieu de la nuit ! ). Et c’est comme ça que je me sens épanouie.

Parlez-nous de vos passions...

Je suis une grande fan de Loisirs créatifs. Depuis toute petite, je crée : des- sin, peinture, couture, bijoux... C’est d’ailleurs une vrai drogue : en matériel, j’ai de quoi ouvrir un magasin ! Et c’est une passion que je partage à travers des ateliers organisés par monatelier.re. Monatelier.re c’est une plateforme d’atelier créatifs pour les addicts comme moi. Je peux aussi bien y proposer mes ateliers ( je propose Line Art et Bijoux ) qu’en trouver pour y participer. J’adore l’idée et quand la créatrice du site m’a contacté pour me parler de son projet j’ai dit oui tout de suite.

Quand on regarde votre parcours on se dit que finalement on peut avoir plusieurs vies en une seule, comment l'avez-vous découvert et comment le vivez-vous ?

Je n’imagine pas vivre et faire autre- ment... je ne regrette rien, j’avance, je prends ce qu’on me donne, et je fais les choses avec le coeur. Après je pense que tout le monde a une histoire à raconter. Il suffit d’écouter Freedom.

S'il y avait un mot pour vous définir ce serait lequel ?

Je n’ai pas de mot... j’ai des devises qui correspondent à chaque période de ma vie. A ce stade, après 10 ans à Freedom, et en pleine reconversion, celle qui me correspond le mieux c’est : « Ne te moques pas de celui qui ne sait pas faire, si tu as à faire à quelqu’un de courageux, c’est à lui que tu demanderas de l’aide ».



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