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Jonathan DIJOUX The Voice : un chanteur à voix multiples


Il y a quelques semaines, Jonathan Dijoux, 25 ans, originaire de la Plaine des Cafres a fait se retourner successivement Pascal Obispo, Lara Fabian, Marc Lavoine et Amel Bent, en interprétant Bohemian Rhapsody de Queen, lors des auditions à l’aveugle de The Voice. Pour Télémag+, il revient sur cette première expérience sur le plateau de la saison 9 de l’émission musicale de TF1.


Pourriez-vous nous parler de votre parcours ? Comment vous êtes-vous retrouvé à The Voice ?
   Je respire la musique depuis toujours. J’ai beau chercher, je n’ai pas de souvenirs sans musique. Si je n’en fais pas, je ne suis pas bien. Je pense qu’elle a sur moi les effets d’une drogue. Alors vous pensez bien que lorsqu’on m’a proposé The Voice, j’ai sauté sur l’occasion. C’est une formidable opportunité pour moi. En passant dans cette émission, j’ai une chance de créer de la visibilité, d’avoir des contacts et puis qu’on puisse m’aiguiller sur ma voie artistique.

Ce n’est pas votre premier concours de chant…
   Non j’ai toujours voulu vivre de la musique mais je ne savais pas comment m’y prendre, j’ai commencé par Run Star puis j’ai fait Zik Truck où j’ai été finaliste à chaque fois. Alors quand ils m’ont contacté pour The Voice, je me suis dit ok j’y vais et pourquoi pas la finale ? Mais en arrivant là-bas, j’ai vu l’énorme potentiel des autres concurrents et j’ai pensé : ouhla y’a pas que moi qui chante !

Quel est votre style musical ?
   Je n’ai pas vraiment de style. Si je veux danser ce sera DJ Sebb, si je vais en soirée, j’écoute du reggaeton, dans ma voiture ce sera peut-être des choses un peu roots. Mais quand il s’agit de chanter, j’adore les chansons à voix : Ed Sheeran, Bryan Adams, Scorpion, Freddy Mercury. Ce style-là m’attire, en général, ça raconte une histoire et du coup je me livre plus facilement. Car pour moi la musique, c’est donner des émotions. Mais j’aime aussi la pop et la variété française sans oublier le local bien sûr, je suis Réunionnais et je veux mettre la musique créole en l’air.

Vous avez sorti un premier titre l’an dernier…
   Oui, lorsqu’une amie m’a proposé les paroles d’ « Un regard » qu’elle a écrites pour son mari, ça m’a parlé parce que je suis assez fleur bleue. J’ai été inspiré pour en composer la musique. C’était un défi pour moi, car c’est une de mes premières compositions. Au final, je dirai que c’est de la variété française avec un arrangement moderne. J’interprète le titre qui est sorti l’année dernière.

Comment avez-vous vécu votre session d’audition à l’aveugle ?
   C’est beaucoup de stress. J’avais la pression, je n’avais pas fait 13 000 km pour que les coachs ne se retournent pas. Comme je ne m’étais pas assez protégé du froid de Paris, j’avais mal à la gorge et j’avais peur que mes notes ne sortent pas. Et puis, sur scène je me suis détendu. Quand le premier coach s’est retourné, j’avoue que ça a été une explosion de joie à l’intérieur. Le public s’est levé, et cela m’a amené à verser une petite larme. Je me suis dit que j’avais ma place dans ce milieu et que je n’allais pas lâcher.

Pourquoi vous avez choisi Bohemian Rhapsody ?
   C’est une chanson qui me correspondait. Elle regroupe le côté technique en proposant plusieurs voix et le côté émotion parce qu’elle raconte quelque chose de fort. J’avais proposé la chanson de David Saman, Tam Tam mais ils m’ont conseillé dans ce sens.

Depuis que les 4 coachs se sont retournés, vous avez donc abandonné l’idée de devenir agriculteur ?
   Depuis que je suis petit, je vois mon papa travailler dans les champs mais je ne m’y suis jamais vraiment intéressé. Les temps sont durs, il aurait peut-être fallu que je suive sa trace mais j’avoue que la musique me fait plus vibrer. Aider mes parents, c’est un plaisir mais je ne me verrais pas en faire mon métier. Mon père m’a donné sa bénédiction alors j’ai choisi la musique quitte à galérer un peu.

Quel est le programme maintenant ?
   J’ai commencé à travailler avec Pascal Obispo. C’est celui qui m’a donné le plus d’arguments valables pour m’encourager à poursuivre avec lui. Il a notamment dit que le fait que je propose plusieurs voix était une force. Les battles me font peur parce qu’elles amènent à se confronter à l’autre chanteur. Alors que moi je vois la musique comme un partage. Ce que je souhaite c’est donner de l’émotion, être le plus juste possible sur les notes, et montrer qui je suis à travers la chanson.

Rédigé le Samedi 22 Février 2020 à 12:45 | Lu 594 fois


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