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Sébastien Nativel dit Babouc, parrain de l’Association 1000 Sourires depuis 2014


« Croire en ses rêves et se donner les moyens de les réaliser ! ». De passage dans l’île en provenance de la base militaire de Saint-Dizier en Haute-Marne, Sébastien Nativel est venu rendre visite aux enfants de l’Association 1000 Sourires dont il est le parrain depuis 2014. Dans l’armée de l’air depuis 22 ans, le pilote de chasse originaire du Tampon, surnommé Babouc, en a profité pour les encourager à concrétiser leur rêve...


Rédigé le Mardi 2 Novembre 2021 à 14:02 | Lu 207 fois

​COMMENT AVEZ-VOUS CONCRÉTISÉ VOTRE RÊVE D’ENFANCE ?

C’est vrai que comme beaucoup de petits garçons, mon rêve était de devenir pilote de chasse. Et après avoir passé mon bac au Lycée Roland Garros du Tampon, j’ai tout fait pour essayer de concrétiser ce rêve. J’ai intégré l’armée de l’air et c’est là que j’ai été formé au métier de pilote. Car il faut savoir qu’il existe deux cursus: on peut passer par les grandes écoles ou on peut être contractuel dans l’armée de l’air, c’est ce que j’ai fait. C’est important de le préciser pour que les jeunes puissent se dire que c’est possible. Cela demande du travail bien sûr. Mais si on est motivé, on n’a pas l’impression de travailler. Il faut juste être passionné et le vouloir vraiment !

QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS PAR LA SUITE ?

J’ai été breveté pilote de chasse à 22 ans. J’ai été affecté sur un avion de combat, le mirage 2000. Mais mon rêve ultime était de de piloter un rafale. C’est une vocation depuis tout petit. Un autre rêve atteint ! Je suis le cinquième pilote de l’Armée de l’air à avoir été pilote présentateur du rafale. J’ai été pilote de démonstration du rafale pendant deux ans, et depuis deux ans, j’en suis le coach, c’est-à-dire que j’accompagne le pilote et je commande l’équipe.

​PENSEZ-VOUS AU RISQUE LORSQUE VOUS ÊTES EN VOL ?

Je me suis engagé pour mon pays, pour la France et je dois dire que c’est une fierté d’être aujourd’hui ambassadeur de l’armée de l’air. Mais c’est vrai qu’il ne s’agit pas de piloter un avion pour se balader. Evidemment, c’est un métier à risques mais le risque est limité parce qu’on s’entraîne énormément: on fait du simulateur, on décèle des pannes, on répète des tactiques... 90% des missions sont des missions d’entraînement pour maîtriser ce risque. Un vol commence par une mission que l’on prépare, puis on s’habille avec la combinaison anti-jet et le gilet de sauvetage avec les équipements de sur- vie. Et puis les mécaniciens nous accompagnent. Sans eux, on ne pourrait pas faire ces démonstrations de vol. C’est certain !

​QUELS ONT ÉTÉ VOS VOLS LES PLUS MARQUANTS ?

Le vol le plus beau et le plus émouvant que j’ai pu faire c’est voler au-dessus de La Réunion en 2019. J’étais venu dans mon rôle d’ambassadeur pour faire rayonner l’armée de l’air et j’espère que les jeunes réunionnais ce sont identifiés. Je rêvais de ça depuis gamin et je me suis retrouvé à survoler mon île à bord de mon rafale. Au début j’étais concentré et puis en passant la route en corniche, je me suis dit : je suis chez moi et je suis dans un rafale. J’ai explosé de joie mais tout de suite il faut se reconcentrer. Car même si j’avais imaginé ce vol toute ma vie, il faut pouvoir voler en toute sécurité. J’ai fait le tour de l’île: le volcan, le Piton des Neiges, le sud sauvage, retour par l’est puis je suis monté à la verticale au-dessus de Gillot, à 15km d’altitude et je me suis posé sans vraiment me rendre compte de ce qui se passait. Ce n’est que quelques semaines plus tard, en regardant les vidéos que l’émotion est vraiment venue. Je me souviens aussi des vols que j’ai pu faire lorsque j’étais engagé sur des missions en Afghanistan, en Irak, au Mali, je ne peux pas vous en dire plus mais c’était très stressant.

« Vol au-dessus de 11 000 sourires » QUEL EST L’OBJET DE VOTRE VOYAGE DANS L’ÎLE ?

Je suis venu pour rencontrer les marmailles de l’Association 1000 Sourires que je parraine depuis 7 ans. Je suis là pour partager ma passion avec les jeunes, leur montrer qu’on peut réaliser son rêve et leur donner confiance en eux. Mon but est aussi de véhiculer des valeurs citoyennes ce qui me tient particulièrement à cœur. J’espère leur permettre de vivre des moments de découverte, d’évasion et de rêve. Il faut croire en ses rêves et se donner les moyens de les réaliser. Quelque soit le rêve ! C’est ce message que je souhaite véhiculer avant tout

QUELS ONT ÉTÉ LES TEMPS FORT DE VOTRE SÉJOUR ?

Outre les rencontres avec les partenaires organisées par le président de l’Association 1000 Sourires, Ibrahim Ingar, nous nous sommes consacrés aux enfants. Nous avons passé une matinée dans une école primaire de Saint-Paul où une centaine d’élèves ayant travaillé sur le rafale ont eu la surprise de me voir débarquer habillé en pilote. Ils n’en revenaient pas. Un moment magique où il y a eu beaucoup d’émotion. On a également parrainé le 11000ème enfant de 1000 Sourires au cours d’une journée au Palm avec Jardinot, Sinaman, Abdoul... De beaux moments !

AVEZ-VOUS EU LE TEMPS DE RETROUVER VOTRE FAMILLE PENDANT CE SÉJOUR ?

Bien sûr et c’était important de pouvoir retrouver mes parents dans le contexte actuel. Je suis très fier de mes racines et nous avons eu l’occasion de partager quelques bons caris cette semaine. Ils sont aussi certainement fiers de moi mais c’est un juste retour des choses. Mes parents sont issus d’un milieu modeste mais ils ont réussi à me donner une enfance joyeuse. Tout ce que j’ai pu accomplir c’est aussi grâce à eux et grâce à l’éducation qu’ils m’ont donné. Et je les en remercie aujourd’hui !

Propos recueillis par Laetitia Parsi



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