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Dépression post-partum : les papas aussi !


Non, les femmes ne sont pas les seules à être touchées par la dépression post-partum. Les papas aussi, surtout s’ils sont jeunes, peuvent être fortement fragilisés par la naissance d’un enfant.


Rédigé le Lundi 14 Juin 2021 à 11:25 | Lu 33 fois

Une maladie qui toucherait également davantage les jeunes papas

Les jeunes mamans ne sont pas les seules à souffrir de dépression post-partum. Les pères, même si cette réalité est trop sous-estimée, peuvent aussi connaître une forte dépression les semaines suivant la naissance d’un enfant. Plusieurs études ont en effet démontré que les hommes étaient nombreux à être concernés par cette souffrance psychologique. Une maladie qui toucherait également davantage les jeunes papas.

Les jeunes papas en ligne de mire

Peurs irraisonnées, angoisse permanente liée au bébé, dévalorisation de soi, incapacité à créer des liens avec l’enfant... la dépression post-partum, qui se manifeste dans les six mois après l’accouchement, est depuis longtemps admise chez les femmes. Une maman sur six serait en effet concernée. Mais il a fallu du temps avant d’admettre que les pères aussi pouvaient être fragilisés psychologiquement après la naissance d’un bébé. Pourtant, plusieurs études ont montré que ces derniers étaient tout aussi concernés par le baby blues. Les jeunes hommes surtout, c’est-à-dire ceux qui deviennent père avant 30 ans, sont particulièrement touchés par ce mal-être.

Comment détecter la dépression post-partum paternelle ?

Il est difficile de détecter une dépression post-partum chez un homme. Les papas n’osent pas en parler et les occasions de le faire sont rares. Après la naissance de leur enfant, les pères ne se sentent pas autorisés à se plaindre. Ils ne se sentent pas légitimes à ressentir du mal-être étant donné que leur compagne a fait « le plus gros du travail ». Les hommes sont aussi moins enclins à parler de ce qu’ils ressentent. Les visites post-natales avec la sage-femme, le pédiatre ou une auxiliaire de puériculture donnent l’occasion aux femmes de se livrer et de poser des questions. Pendant ces consultations, les questions posées par le personnel sensibilisé à cette maladie permettent aussi de déceler une dépression post-partum. Pour les hommes, c’est plus compliqué. « Le suivi post-natal est le meilleur moyen de poser un diagnostic, mais dans la grande majorité des cas, les mamans viennent seules aux consultations. Le médecin généraliste reste le premier interlocuteur pour les papas en détresse ». La dépression post-partum peut être identifiée au détour de consultations pour d’autres troubles. Des papas viennent pour un burn-out, un problème de couple ou un trouble sexuel. En discutant avec eux, l’on s’aperçoit que le début des problèmes correspond globalement à la naissance de l’enfant. Ils n’osent pas dire que c’est lié à la naissance et n’envisage jamais la dépression post-partum.

Facteur de risque de dépression post-partum chez l'homme : une chute du taux de testostérone

Comme chez la femme, la dépression post-partum paternelle pourrait aussi être en partie déclenchée par un bouleversement hormonal. En 2017, des chercheurs se sont aperçus que les pères qui avaient subi une chute de leur taux de testostérone dans les neuf mois suivants la naissance de leur enfant avaient plus de risque de faire une dépression post-partum que les autres.

​Une dépression post-partum chez la mère de l’enfant

La même équipe de chercheurs avait également constaté que quand les symptômes de dépression post-partum apparaissent chez les pères, ils s’atténuent chez les mères. Dans un couple de parents, la dépression post-partum maternelle serait donc un facteur de risque de dépression post-partum paternelle. « Chez l’homme, la dépression est souvent en décalé par rapport à la mère. Plusieurs cas ont montré que la dépression post-partum chez l’homme apparaît quand la maman commence à aller mieux. Après avoir soutenu sa compagne dans ses difficultés, l’homme ressent le contrecoup et craque ».



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