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Surmonter l’angoisse du premier jour d’école


Après les vacances, votre bout de chou se montre peu enthousiaste voire profondément terrifié à l’idée de retourner à l’école ? On vous livre les clés pour l’aider à passer ce cap difficile et à aborder la rentrée avec sérénité.


Rédigé le Lundi 9 Août 2021 à 14:19 | Lu 209 fois

Une année scolaire hors du commun

Alors que les vacances touchent à leur fin, elles-mêmes précédées par une année scolaire hors du commun, rythmée par les confinements et les cours en vidéo- conférence à la maison, votre progéniture reprend enfin le chemin des salles de classe. Le hic : son appréhension est telle qu’elle le rendrait presque malade. Maux de ventre, insomnies, pleurs et sueurs froides... votre bambin est purement et simplement terrorisé à l’idée de se retrouver devant un pupitre. Loin d’être anodine, cette peur bien réelle, qui touche de plus en plus d’enfants depuis l’épidémie de Covid-19 – une source de stress supplémentaire non négligeable – peut être d’autant plus forte s’il s’agit de son tout premier jour d’école ou s’il fait sa rentrée dans un nouvel établissement. Vous ne savez pas comment le rassurer ? Suivez nos conseils pour que la reprise se passe en douceur.

Comprendre l'origine du problème

Loin du simple caprice, cette angoisse peut être liée à de nombreux facteurs : peur de l’échec scolaire, de l’inconnu, de la séparation, de se retrouver isolé voire marginalisé si l’on ne parvient pas à se faire des amis... Ainsi, chez les tout-petits lors de la première rentrée des classes en maternelle, il peut être difficile de s’éloigner des parents et du cocon familial si réconfortant. Attention car bien souvent, c’est le parent lui-même qui, inquiet de cette séparation, communique son stress au bambin ! Évitez donc de dramatiser ! Plus tard, au collège ou au lycée voire dès le primaire, l’angoisse de l’enfant peut être liée à une peur de l’échec : vais-je obtenir une bonne note ? Vais-je réussir à passer dans la classe supérieure ? Mon niveau est-il suffisamment élevé pour poursuivre les études qui m’intéressent ? Ces craintes sont légitimes car certaines filières très sélectives (médecine, classes prépa, IEP, etc.) exigent de posséder un dossier scolaire absolument irréprochable, faisant parfois peser un poids très lourd sur de si jeunes épaules. Enfin, l’anxiété peut aussi résulter d’un traumatisme survenu à l’école : situation embarrassante, mais aussi insultes voire harcèlement scolaire sont à prendre au sérieux et beaucoup d’adolescents en sont victimes. Si votre enfant est l’objet de moqueries, ne les banalisez pas même si elles vous semblent anodines ou futiles, comme de simples remarques désobligeantes sur ses vêtements. À cet âge-là, ces critiques peuvent grave- ment porter atteinte à l’estime

Un soutient bienveillant

La toute première chose à faire est d’établir un dialogue avec votre enfant, afin qu’il vous confie ce qu’il redoute tant dans ce retour à l’école. S’agit-il d’un souci avec ses camarades ? De la difficulté des cours ? D’un professeur trop sévère ? Prenez le temps de discuter avec lui et de le laisser s’exprimer, puis faites le point de manière objective sur la situation, même si cela peut parfois s’avérer délicat avec un adolescent refermé sur lui-même. Autant que possible, faites preuve d’empathie et rassurez-le en adoptant un discours apaisant, positif et valorisant. Si l’anxiété est contagieuse, la sérénité et les bonnes ondes le sont tout autant ! De même, s’il est tout à votre honneur que vous souhaitiez le voir réussir ses études, évitez de trop lui mettre la pression quant à ses performances scolaires, car cela pourrait impacter négativement la manière dont il perçoit ses leçons et ses examens.

Les petits gestes coup de pouce

Plus vous diminuerez les sources de stress, plus il sera facile pour votre bout de chou de se rendre à l’école. Veillez donc à ce que tout soit prêt avant le jour fatidique : cartable, fournitures scolaires, tenue vestimentaire, goûter, etc. Ainsi, le matin de la rentrée, il pourra prendre son petit-déjeuner calmement et sans se presser – pour cela, n’hésitez pas à programmer le réveil un peu plus tôt que d’habitude. Afin de l’aider à se projeter et à se familiariser avec ce lieu inconnu, vous pouvez également lui présenter sa nouvelle école (en vous rendant sur place ou en regardant le site internet), lui parler de votre propre expérience d’écolier en évoquant vos meilleurs souvenirs, ou encore lui acheter des petits livres éducatifs sur l’école afin qu’il puisse s’identifier aux protagonistes de ces histoires. Enfin, selon son âge et s’il en a envie, accompagnez-le jusqu’aux grilles de l’école et promettez-lui de venir le chercher le soir à la sortie. 

La phobie scolaire, un mal profond

Il arrive que l’angoisse d’aller à l’école soit telle qu’elle se transforme en véritable peur panique, si profonde qu’elle handicape l’enfant ou l’adolescent au quotidien et peut le mener à la déscolarisation. Si votre bambin refuse catégoriquement de se rendre en cours et souffre de véritables crises à la seule idée de retourner en classe, il sera alors nécessaire de consulter rapidement un spécialiste, pédiatre ou psychologue. Celui-ci vous aidera à déterminer la source de son mal-être, à détecter d’éventuels autres troubles pouvant le gêner dans sa scolarité et occasionner du stress supplémentaire (dyslexie, retard d’apprentissage, problèmes d’audition), et à mettre en place des solutions afin de permettre sa réintégration à l’école.



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