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Déclaration de revenus : on fait la chasse aux erreurs !


Pension alimentaire, frais de garde, dons aux associations et autres situations de divorce sont autant d’embûches à affronter au moment de remplir votre déclaration de revenus annuelle. Petit guide pour déjouer les pièges les plus courants. Si le prélèvement à la source a révolutionné les modalités d’imposition française, il n’a en revanche rien changé à l’immuable déclaration de revenus effectuée par les contribuables. Or, c’est justement sur la base de cette dernière que l’impôt est calculé. Mieux vaut donc la remplir avec soin ! Afin de limiter les procédures de rectification, le ministère de l’Économie a dernièrement pointé les erreurs les plus fréquentes à éviter. Tour d’horizon.


Rédigé le Lundi 10 Mai 2021 à 10:33 | Lu 113 fois

Les frais liés aux enfants

Les familles doivent faire particulièrement attention puisque leur situation donne droit à différents coups de pouce fiscaux très encadrés. Rappelons ainsi que vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt correspondant à 50 % des frais de garde d’une crèche, d’une garderie, d’une assistante maternelle ou d’un employé à domicile pour vos bouts de chou de moins de 6 ans. Mais attention, il faut déduire des dépenses les aides perçues à ce titre, telles que le complément de libre choix du mode de garde ou celles versées par l’employeur. De même, les frais de nourriture ne doivent pas être pris en compte. Les parents séparés doivent par ailleurs veiller à déclarer correctement leurs enfants à la charge exclusive de l’un (cases F ou G de la déclaration de revenus) ou à la charge des deux pour une résidence alternée (cases H ou I). Ce dernier cas de figure permet en effet de répartir l’avantage global du quotient familial lié à votre petit loup. Et prenez garde à ce que les deux déclarations soient cohérentes ! Quant aux pensions alimentaires, elles doivent être renseignées dans les charges déductibles lorsqu’elles sont versées par un parent (rubrique 6) et déclarées dans l’une des ru- briques 1AO, 1BO, 1CO ou 1DO lorsqu’elles sont perçues.

Les dons aux associations

Les contribuables les plus philanthropes peuvent profiter de réductions d’impôts lorsqu’ils se montrent généreux envers des associations. Ceci dit, le montant de cette carotte fiscale varie en fonction du type de structure, ce qui prête parfois à confusion. En principe, les œuvres vous annoncent directement à quelle déduction vous pouvez prétendre, mais mieux vaut s’en assurer pour éviter un impair. Les organismes qui viennent en aide aux personnes en difficulté par la fourniture de repas, de soins médicaux ou d’accès au logement donnent droit à une réduction d’impôt égale à75% du don, dans la limite de 1 000 €, soit une réduction maximale de 750 € à indiquer à la ligne 7UD de la déclaration. On parle ici des associations du type Restos du cœur, Croix-Rouge, Secours catholique ou encore Secours populaire. Néanmoins, au-delà d’un don de 1 000 €, la fraction supérieure est soumise à une réduction d’impôt de 66 % (ligne 7UF de la déclaration). C’est d’ailleurs également le cas si la somme a été versée à un organisme d’intérêt général, tel qu’un club sportif, une association culturelle, de défense de l’environnement ou encore une œuvre à caractère éducatif ou social.

Le droit à l'erreur

Si vous croyez que la généralisation progressive de la déclaration automatique des revenus vous met à l’abri des erreurs, méfiez-vous ! Il reste impératif de vérifier les informations pré-remplies, a fortiori lorsque votre situation a changé au cours de l’année imposable. La bonne nouvelle, c’est qu’en cas d’erreur de bonne foi sur votre déclaration de revenus en ligne, vous pourrez la corriger sur le site impots.gouv.fr grâce au téléservice mis à disposition entre les mois d’août et de décembre. En cas de déclaration papier, il faudra en revanche contacter par courrier le service des impôts des particuliers.

Une flopée de pièges

Le site officiel Oups.gouv.fr, mis en place par l’État pour aiguiller les usagers, recense un large panel d’erreurs dans les déclarations d’impôts et dispense des conseils pour les éviter. En voici quelques exemples : - l’absence de télévision : si aucun de vos logements n’est équipé d’un téléviseur, vous devez cocher la case 0RA « Contribution à l’audiovisuel public » pour éviter de payer 138 € ! - le parent isolé : si vous vivez seul avec vos enfants, vous pouvez pré- tendre à une majoration de votre quotient familial en cochant la case « parent isolé (T) ». - les frais de scolarité : les enfants scolarisés au collège, au lycée ou qui poursuivent des études supérieures donnent droit à une réduction d’impôt variant entre 61 et 183 €, à condition de remplir la rubrique 7EA, 7EC ou 7EF.



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