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Être mère au foyer, est-ce plus difficile que travailler ?


Rédigé le Mardi 9 Juin 2020 à 20:06 | Lu 271 fois modifié le Jeudi 6 Juillet 2023

Jeudi 6 Juillet 2023

L’expérience de mère au foyer est ambiguë et souvent difficile à exprimer claire- ment face aux préjugés et aux multiples débats qui se creusent entre les mamans qui se consacrent à leur travail et celles qui font le choix de se consacrer à leurs enfants. L’idée n’est pas de débattre sur le sujet maman active au travail vs ma- man active au foyer, loin de là !



Être mère au foyer, est-ce plus difficile que travailler ?
Ce serait plutôt de discerner sur l’expérience de maman au foyer (M.A.F) qui se révèle être à la fois un vrai bon- heur et peut aussi se montrer pénible et loin de tout repos.
Se consacrer pleinement à sa vie de famille, pourquoi cela peut être difficile ? Quelles missions sont accomplies ? Comment pouvons-nous nous libérer des préjugés et vivre pleine- ment cette expérience ?
Voici une réflexion libre sur la mission de M.A.F, qui vous aidera à vous pro- jeter si vous souhaitez vous occuper de vos enfants ou tout simplement
vous permettra d’avoir un regard sans jugement et de comprendre ce qui peut être vécu au travers de cette expérience.
TOUT EST QUESTION DE POINT DE VUE, EST-CE PAR CHOIX OU OBLI- GATION ?
L’expérience de maman au foyer ne peut pas être vécue de la même façon selon chacune. Est-elle reconnue comme un privilège – si c’est une décision purement réfléchie – ou vécue comme une obligation – qui ressort davantage du sacrifice ou d’un choix mal assumé – qui peut rendre l’expérience plus douloureuse ?
Souhaiter s’occuper de ses enfants, c’est accepter de s’oublier un peu le temps que les enfants trouvent leur autonomie. C’est aussi avoir la chance d’assister à leur croissance et de partager beaucoup de moments précieux avec eux. Et cela, malgré les moments parfois éreintants, n’a pas de prix.
ÊTRE MAMAN AU FOYER, SYNONYME DE DISPONIBILITÉ TOTALE
Choisir de se consacrer à ses enfants est bien souvent trop dévalorisé ou considéré comme une situation assez confortable dont il n’est pas nécessaire de se plaindre. Or, cette activité est bien loin de se résumer à simplement regarder la télé et à assister tranquillement au spectacle de ses enfants qui grandissent.
DES RESPONSABILITÉS MULTIPLES
Tout comme une femme qui travaille, être maman au foyer, c’est être aussi une femme active pour la famille. On cumule plusieurs casquettes : avoir à la fois un rôle d’éducation, d’instruction, être aux petits soins pour les petits bobos et les maladies, dompter avec brio l’aspirateur et le fer à repasser (si on ne fait pas appel à une aide extérieure), gérer la bonne tenue des comptes du quotidien, se transformer en véritable G.O pour les sorties et activités, se révéler chef- cuistot et j’en passe.
UN EMPLOI DU TEMPS SANS CESSE ADAPTÉ AUX ALÉAS DE LA FAMILLE
Accepter de dédier tout son temps à la famille demande une adaptabilité à tout moment. On parle beaucoup de « charge mentale » aujourd’hui. Faire le choix de se consacrer à ne prend pas le temps de s’autoriser un moment de détente régulièrement (activité sportive ou créative, sortie entre copines...).
LES FREINS À DÉPASSER POUR NE PAS SE LAISSER SUBMERGER

Mère au foyer n’est pas synonyme de femme d’intérieur. L’expérience de maman au foyer, c’est bien sou- vent déjeuner avec ses enfants, être sollicitée en permanence selon leurs besoins et âges, gérer les conduites aux activités, superviser les devoirs, les bains.... Il peut être frustrant de voir son intérieur un peu en désordre. Néanmoins, il est aussi éreintant et peu épanouissant de passer son temps à ranger toute la maison. Le défi de beaucoup de mamans au foyer serait de lâcher prise sur la te- nue de la maison. Après tout est-ce si important d’avoir une maison impeccablement rangée ? Une maison vit et selon l’âge des enfants, chacun peut contribuer au rangement non ?
UN ÉQUILIBRE À TROUVER AVEC LE CONJOINT

On ne soupçonne pas l’impact que l’on ne passe pas avec les enfants. Lorsqu’on ne travaille pas, on culpabilise – peut-être – de passer trop de temps avec eux. Ne sont-ils pas trop gâtés ? Suis-je assez bienveillante, à l’écoute ? Suis-je assez disponible pour eux ?
D’une autre manière, nous pouvons aussi culpabiliser d’avoir envie de sortir pour s’aérer, parce nous ne travaillons pas.
MAMAN AU FOYER N’EMPÊCHE PAS D’AVOIR UNE VIE SOCIALE

On dit souvent que les mamans au foyer n’ont pas de vie sociale ou du moins une vie sociale moins riche que celles qui travaillent. Encore une fois, tout est question de point de vue, de personnalité et d’envie. La vie sociale peut être tourmentée avec un bébé et des enfants en bas âge qui requièrent une attention permanente, mais cela évolue avec le temps !
Certaines mamans vont s’organiser un café à domicile pour se retrouver et échanger sur leur vie de maman, d’autres vont s’investir dans l’école des aînés pour rencontrer d’autres mamans, animer ou participer à des enfants, c’est aussi apprendre à jongler entre les différents imprévus et organiser son temps comme on peut/veut selon les planning de chacun. Cela peut se révéler être une mission physiquement épuisante – c’est souvent du non-stop – et psychologiquement difficile si on
ce statut peut avoir sur notre couple. Que notre conjoint soit en déplace- ment toute la semaine ou qu’il rentre tout simplement tard, il est important que la place du papa ne soit pas complètement désinvestie du foyer. C’est un repère pour les enfants et un moyen de faire baisser la pression pour la maman qui ne peut pas tout gérer.
UNE DÉPENDANCE MUTUELLE
Trop souvent perçu comme un signe de dépendance vis-à-vis de son conjoint, nous pouvons aussi voir les choses autrement. A partir du moment où l’on raisonne en couple, nous sommes dépendants l’un de l’autre et les responsabilités sont attribuées selon la disponibilité de l’un des deux conjoints. Par exemple, une M.A.F permet à son conjoint de se consacrer pleinement à sa carrière et cela offre un équilibre pour sa famille.
MAMAN AU FOYER N’EMPÊCHE PAS LA CULPABILITÉ
Être à la maison à temps plein n’empêche pas la culpabilité. Quand on travaille, on culpabilise du temps que projets liés à l’école, s’investir dans des associations... L’interaction avec les autres est moins naturelle qu’une femme active qui retrouve ses collègues de bureau tous les jours. Cela demande de se prendre en main et d’aller de l’avant.
UN STATUT PEU RECONNU
La société met davantage en avant les codes du masculin (l’action, la logique, l’efficacité) que les valeurs intrinsèques du féminin (l’intelligence du lien, la sensibilité, les émotions, l’intuition, l’intériorité). Aujourd’hui, nous, les femmes, nous nous sentons partagées, éclatées, entre les différents rôles à remplir : épouse, mère, professionnelle... Dépasser les cri- tiques et être au clair avec ses envies profondes demandent du courage pour ne pas se laisser submerger par les débats sans fin sur la place de la femme aujourd’hui. Que l’on soit femme active en entreprise ou femme active au foyer, cela n’empêche pas à nous toutes, femmes, d’avoir de la valeur et du mérite sur tout ce que nous décidons d’entreprendre selon nos vies, besoins et envies.
 
 



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